Apple TV : choix minutieux des clients pour une gestion personnalisée

Apple TV+ : évolution d’un service encore en deçà des géants du streaming

Talent et soutien

Apple a investi massivement dans des projets portés par des stars reconnues. Par exemple, « The Morning Show », impliquant Jennifer Aniston et Reese Witherspoon, a donné le ton à cette stratégie. D’autres productions avec Jon Hamm ou la récente « The Gorge » mettant en vedette Miles Teller et Anya Taylor-Joy illustrent cette tendance.

Apple TV : choix minutieux des clients pour une gestion personnalisée

Un projet en particulier fait couler beaucoup d’encre : « F1 », porté par Brad Pitt, qui sortira en salles en juin 2024 sous la direction de Warner Bros. Alors qu’il aspire à connaître un succès comparable à celui de « Top Gun : Maverick », il est regrettable de souligner que d’autres films comme « Argylle » ou « Killers of the Flower Moon » n’ont pas rencontré le même engouement au box-office.

Paul Dergarabedian, analyste chez Comscore, qualifie ce dernier projet d’« énorme pour Apple ». Il estime qu’il pourrait renforcer les relations entre la société et les cinéastes tout en permettant à Apple d’élargir son horizon cinématographique.

Un changement de cœur concernant la microgestion

La réputation d’Apple comme entreprise procédurale n’est pas entièrement infondée. Des incidents passés ont révélé une ingérence notable lors de productions tel que « Le problème avec Jon Stewart », où il aurait été demandé à Stewart de ne pas aborder des sujets controversés comme l’intelligence artificielle ou un dialogue avec Lina Khan, présidente de la FTC. L’annulation du programme avait suscité inquiétude parmi les membres du Congrès qui avaient écrit au PDG Tim Cook pour obtenir plus d’informations sur ces préoccupations.

Même si certains murmures persistent quant aux critiques constructives émises par l’entreprise pendant les productions récentes – y compris celles partagées par Seth Rogen sur son show – certaines séries semblent avoir réussi malgré cela.

Un petit acteur dans une scène bondée

Wall Street s’attendrait plutôt à plus de 100 millions d’abonnés au stade actuel du service. Cet obstacle provient notamment d’un contenu moins diversifié comparé à celui proposé par Disney ou Netflix.

Ives compare même cette situation à celle où construire un manoir sans disposer des meubles nécessaires pose problème : c’est une opération coûteuse pour Apple qui perd près de 1 milliard USD par an sur ce front.

Lors d’une interview réalisée précédemment par Ted Sarandos, co-PDG chez Netflix, il souligne ne pas comprendre comment Apple envisage sa stratégie autour d’Apple TV+.

Cultiver l’audience

Dans une démarche proactive semblant confirmer une vision optimiste vers 2026 malgré certaines coupes budgétaires annoncées récemment au sein du secteur ouvrier, deux nouveaux studios sont prévus dans un bâtiment loué précédemment acquis aux alentours de Culver City.

Tant qu’Apple maintiendra son niveau élevé financier destiné aux productions exceptionnelles, il semblerait bel et bien démarrer sur une voie prometteuse quant au développement futur vis-à-vis des autres marchés contemporains.