Chapô
- Les centres de thérapie psychédélique manquent de régulation et d'encadrement éthique.
- Des abus, notamment sexuels, ont été signalés dans certains établissements comme EAST.
- La pratique sans preuves scientifiques solides soulève des risques pour la sécurité et la crédibilité du domaine.
- L'avenir dépend d'une réglementation stricte pour assurer une utilisation sûre et éthique des psychédéliques.

Le centre EAST, fondé à Atlanta par Jeff Glattstein et Lena Franklin, a été au cœur de controverses liées à des allégations d’abus sexuels sur les participants de ses formations en thérapie assistée par psilocybine. Alors que la légalisation des substances psychédéliques fait son chemin aux États-Unis, le manque de régulations soulève des inquiétudes quant à la sécurité et l’éthique dans ce domaine encore embryonnaire.
Des promesses de guérison qui tournent au cauchemar
Tim, médecin à Atlanta, a décidé d’essayer la psilocybine après avoir exploré son potentiel thérapeutique. Le psychotrope connu sous le nom de « shrooms » est considéré comme un traitement prometteur contre divers troubles mentaux comme le stress post-traumatique ou l’anxiété liée à la fin de vie. Pour se plonger dans ce monde émergent, Tim s’est inscrit au cours phare du centre EAST pour devenir facilitateur en thérapie assistée par Psilocybe.
« Si je vais conduire cette montagne russe, je devrais au moins l’expérimenter une fois pour savoir ce que c’est », se souvient-il.
Au sein du centre EAST, dirigé par Glattstein et Franklin, Tim a trouvé une approche mêlant médecine des plantes et thérapies alternatives. Les installations étaient luxuriantes mais manquaient cruellement de supervision officielle. Tandis qu’un marché mondial pour la médecine psychédélique pourrait atteindre 10 milliards de dollars d’ici 2028 selon certaines estimations, les abus semblent également surgir dans ce nouvel environnement lucratif.
Les accusations ne concernent pas uniquement Brown ; Glattstein fait également face depuis octobre 2023 à deux poursuites alléguant un comportement sexuel inapproprié pendant des sessions privées soi-disant guérissantes.
Des pratiques douteuses révélées
La formation dispensée chez EAST pose question sur l’encadrement médical : « C’est vraiment un phénomène rappelant le Far West où les personnes les plus entrepreneuriales peuvent tirer parti de cette situation », déclare Dominic Sisti, professeur associé d’éthique médicale à l’Université de Pennsylvanie.
De nombreux praticiens affirment avoir été malmenés dans cet espace sans structure claire où on préconise même d’ignorer les traitements psychiatriques traditionnels alignés avec leur pratique multidisciplinaire non prouvée scientifiquement appelée « méthode EAST ».
Le parcours semé d’embûches qui a amené plusieurs étudiants à dénoncer ces abus illustre en partie un manque crucial tant au niveau réglementaire qu’humain. Par ailleurs, ils sont souvent réticents à alerter sur ces abus dû aux répercussions professionnelles pouvant impacter leurs carrières futures dans le secteur déjà fragilisé du bien-être intégré autour du psychédélisme.
Après plusieurs incidents signalés auprès des fondateurs lorsque leurs conseils ont été ignorés malgré tout ça et ayant entraîné des débats houleux parmi ceux qui osaient témoigner ; il semblerait pertinent qu’un véritable cadre éthique soit mis en place pour protéger tous impliqués avant que le mouvement n’embrasse trop largement ces agents thérapeutiques puissants mais non réguliers actuellement disponibles sur le marché.
Glattstein et Franklin ont tous deux nié vivement toutes accusations indiquant même être victimes d’une sorte de complot visant leur réputation ; pourtant cette série croissante ainsi que ces tumultes incitent chaque acteur du milieu vers plus d’intégrité.
Perspectives sur un avenir incertain
Tim espère voir jour où la thérapie par psilocybine sera pleinement professionnalisée avec un encadrement nécessaire afin d’éviter que tout acteur malveillant puisse exploiter sa position facilement : « Je crois fermement que c’est l’avenir de la médecine… Mais on ne peut pas laisser n’importe quel technicien se prétendre chaman ».
Alors poursuivant leurs efforts bien-être autour via différentes plateformes en ligne post-réinvention projetées suite aux plaintes collectives privant davantage audience locale effective – tant mieux si celui-ci inspire une reconsidération critique croissante portée tant fidèlement laissant présager potentielles rectifications dans toute communauté dédiée nourrissant ainsi efficacement espoir inspiratoire futur !