À partir du 15 septembre, la Banque de Montréal (BMO) exigera que ses employés retournent au bureau quatre jours par semaine. Cette directive s’inscrit dans une tendance générale observée parmi plusieurs banques canadiennes et américaines qui durcissent leurs exigences concernant le retour au travail en présentiel.
- Banque de Montréal (BMO) exige que ses employés retournent au bureau quatre jours par semaine à partir du 15 septembre.
- BMO considère que les lieux de travail jouent un rôle important pour servir les clients et façoner la culture et la productivité.
- Plusieurs banques canadiennes et américaines imposent des retours au bureau, comme Scotiabank et JPMorgan.
- Citibank maintient une approche hybride, permettant à ses employés de travailler à distance pendant deux semaines en été.

Des exigences croissantes chez BMO
Dans un communiqué de presse publié jeudi, BMO a clarifié sa position sur le télétravail, indiquant que les travaux sur site seront nécessaires « où la capacité immobilière existante le permet ». John Fenton, porte-parole de l’institution financière, a déclaré : « Nos lieux de travail ont un rôle puissant pour nous aider à servir nos clients et nos communautés, tout en façonnant notre culture et notre productivité organisationnelle ».
La banque compte actuellement plus de 53 000 employés depuis janvier dernier. Elle a également investi dans des espaces conçus pour favoriser « la collaboration, la résolution de problèmes, le mentorat, l’innovation et le développement de carrière », comme c’est le cas avec son bâtiment phare à Toronto.
Des décisions similaires chez d’autres banques
D’autres organismes bancaires font écho à cette décision. La Scotiabank, par exemple, a récemment annoncé une exigence similaire d’un retour au bureau quatre jours par semaine dès septembre afin d’accroître la collaboration. De son côté, la Banque Royale du Canada se prépare également à imposer un retour sur place à une fréquence équivalente.
Aux États-Unis, des institutions comme JPMorgan ont mis en œuvre un mandat RTO complet obligeant leurs employés à travailler cinq jours en présentiel. Ce changement suscite des réactions variées parmi les travailleurs qui envisagent maintenant de former un syndicat face aux nouvelles restrictions.
Cette tendance s’étend aussi aux établissements tels que la Banque de New York Mellon, qui demandera aux employés d’être présents quatre jours par semaine dès le 2 septembre. Pendant ce temps, des entreprises telles que Wells Fargo et Bank of America imposent déjà un minimum allant jusqu’à cinq jours pour certains personnels orientés client.
Une approche différente chez Citibank
Cependant, certaines banques choisissent une stratégie contraire pour attirer et retenir leurs talents. Citibank fait figure d’exception avec sa directrice générale Jane Fraser déclarant que le modèle hybride est devenu un avantage concurrentiel important. Plus tôt ce mois-ci, elle avait annoncé qu’une période estivale incluait deux semaines totalement éloignées pour permettre aux parents de passer du temps avec leur famille pendant les vacances.
Perspectives futures
Ainsi se dessine un paysage bancaire contrasté entre durcissement des politiques RTO chez certaines institutions et adaptation flexible chez d’autres comme Citibank. Ces choix stratégiques illustrent bien les défis actuels du secteur bancaire face à l’évolution continue des attentes professionnelles après la pandémie.