Comment la barbe a sauvé le prince William (et des milliers d'hommes) ?

Elle ne devait être qu’une fantaisie d’été. Deux ans plus tard, la barbe du prince William s’est imposée comme un attribut de son image de futur roi, jeune, cool et même un peu sexy. Kate, qui la voyait d’abord comme une passade, aurait fini par la trouver « excitante », selon ce qu’elle aurait confié à Sophie d’Édimbourg.

Comment la barbe a sauvé le prince William (et des milliers d’hommes) ?

À trente ans, le prince, considéré comme un sex-symbol à vingt ans, n’avait pas réussi à conserver cette réputation. À quarante ans, la barbe lui offre une image plus radieuse, à en croire les observations rapportées. « William a les maxillaires prononcés, donc la barbe est pour lui un joli support. D’autant qu’il en a une magnifique, avec un patchwork de couleurs qui lui donne cet aspect de flamme. C’est rare et c’est une chance », commente Sarah Hamizi, fondatrice de « La Barbière de Paris », qui possède plusieurs salons en France, en Suisse et au Maroc.

La barbe, un attribut de la virilité pour 92% des 25-34 ans ?

La barbe a ainsi contribué à préserver l’aura du prince, comme celle de nombreux autres hommes. Dans les rues de Paris comme ailleurs, le visage glabre est devenu l’exception. Selon un sondage OpinionWay réalisé en 2025, 92% des 25-34 ans en portent une. Le plus souvent, il s’agit d’une barbe de trois jours ou d’une courte barbe bien entretenue, et rarement d’une longue barbe comme on en voyait dans les années 1970.

Pour Sarah Hamizi, la tendance s’est installée depuis 2005, avec l’essor de la barbe portée par des célébrités comme Brad Pitt ou George Clooney. « Ça ne s’est jamais essoufflé. D’ailleurs, aujourd’hui, on ne peut plus dire que c’est une tendance, car c’est instauré dans tous les milieux, dans toutes les générations », affirme-t-elle.

La barbe embellit (presque) tous les visages

Certains hommes témoignent d’un effet comparable sur leur apparence. « Avant, je ne me trouvais vraiment pas beau, puis je me suis laissé pousser la barbe, et ça a fait toute la différence. Même avec les femmes », raconte Sébastien, 37 ans. Paul, 26 ans, dit lui aussi s’être réconcilié avec son physique : « Pas la peine de faire de la chirurgie esthétique, la barbe a vraiment remodelé mon visage. »

Sarah Hamizi va plus loin, avec humour, en conseillant aux femmes une précaution : « Quand vous rencontrez un homme, prenez le temps au début de la relation de lui demander de se raser complètement. Pour s’assurer de ne pas se tromper sur la marchandise. »

Si la barbe flatte la plupart des visages, sa forme doit être choisie selon la morphologie. Sarah Hamizi consacre une quinzaine de minutes à poser « un diagnostic », à l’image d’un praticien, avant de passer aux ciseaux.

Dans le cas du prince William, qui est chauve, la barbe permet de détourner les regards de son crâne et lui confère une allure plus respectable. « Ce qui transpire la virilité chez un homme, ce ne sont pas les cheveux mais la barbe ou la moustache. Je dis souvent qu’un homme sans poil, c’est comme un plat sans sel », conclut la coiffeuse.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.