Lance Bass revient sur la façon dont le diabète a profondément transformé sa vie de famille, en particulier sur la manière dont cette maladie chronique influence son rôle de père. Dans une lettre ouverte rédigée pour la campagne « A Letter to Diabetes » de Dexcom, l’ancien membre de NSYNC, âgé de 47 ans, retrace son parcours de santé, du diagnostic initial jusqu’à son quotidien avec ses enfants.

La campagne a été lancée avant le Mois national de sensibilisation au diabète et la Journée mondiale du diabète. Lance Bass y évoque ses jumeaux, Alexander et Violet, âgés de 5 ans.
Un diagnostic revu ?
Lance Bass a d’abord appris qu’il était atteint de diabète de type 2, au plus fort de la pandémie de COVID-19. Pourtant, malgré une refonte de son mode de vie et la prise de médicaments prescrits, ses taux de glucose refusaient de se stabiliser.
« Quand tu es arrivé dans ma vie, je pensais t’avoir cerné, écrit-il. On m’avait dit que j’avais un diabète de type 2, alors j’ai changé mon alimentation, ajusté mes médicaments et revu ma routine. Mais quelque chose ne collait toujours pas. »
Après avoir insisté pour obtenir des réponses, des examens ont révélé qu’il souffre en réalité d’un diabète de type 1,5, appelé médicalement LADA, pour Latent Autoimmune Diabetes in Adults. Cette forme présente des caractéristiques à la fois du type 1 et du type 2. Comme elle se développe lentement à l’âge adulte et non pendant l’enfance, elle est souvent confondue avec le type 2.
« Après beaucoup de questions et de démarches pour défendre mes intérêts, j’ai fini par découvrir la vérité : j’ai un diabète de type 1,5, ou LADA, explique-t-il avant de plaisanter. Apparemment, même mon diabète devait être un peu différent. »
Une routine partagée avec ses enfants ?
Marié depuis 2014 à Michael Turchin, Lance Bass indique que la gestion des contrôles de glycémie et des routines d’insuline s’est intégrée sans heurt à son quotidien chargé.
« Que je sois sur scène, au travail ou en train de courir après deux enfants de cinq ans dans la maison, gérer ma santé fait désormais partie de ma vie de tous les jours », confie-t-il.
Plutôt que de dissimuler ses soins, il veille à ce que ses jumeaux assistent à sa routine. Il fait de sa santé une leçon de vie naturelle sur l’estime de soi et le soin apporté à la famille. « Le plus inattendu, c’est peut-être la façon dont tu m’as changé en tant que mari et père, écrit-il. Violet et Alexander sont encore jeunes, mais ils observent et apprennent chaque jour. »
« J’espère que me voir prendre soin de moi, demander de l’aide et parler ouvertement de ma santé leur apprendra que la vulnérabilité est une force, que les épreuves ne nous définissent pas, et que prendre soin de soi est une manière de montrer son amour à ceux qui nous entourent. »
Le soutien de la communauté?
Lance Bass reconnaît que vivre avec la maladie l’a obligé à apprendre tout un nouveau vocabulaire, fait de « taux de glucose, insuline, flèches de tendance et temps dans la cible ». Il attribue toutefois à ses échanges avec la communauté du diabète, notamment les militants Nick Jonas, Rylee Arnold et Mark Andrews, le fait de rendre ce parcours plus facile à vivre.
Revenant sur les aspects positifs inattendus de cette épreuve, il exprime sa fierté d’utiliser sa notoriété pour encourager d’autres personnes à remettre en question un diagnostic et à défendre leur santé.
« Alors, diabète, je ne peux pas dire que je suis content de nous être rencontrés, conclut-il. Mais tu m’as appris des choses auxquelles je ne m’attendais pas, tu m’as fait connaître des personnes incroyables, et tu m’as rappelé à quel point partager nos histoires peut être puissant. Et pour cela, je peux dire merci. »