Sarah témoigne sur les agressions qu’elle a subies
Lors de cette journée intense, Sarah, la seconde plaignante, a pris la parole pour détailler trois agressions distinctes survenues pendant le tournage du film Les Volets verts en 2021. Elle évoque des attouchements aux fesses et à la poitrine en affirmant : « J’ai dit non » et se décrivant comme « pétrifiée ». Sa réaction initiale a été de minimiser les faits par peur des conséquences professionnelles. Selon elle, ne pas avoir signalé ces incidents à la « référente harcèlement » était lié à son désir de continuer à travailler dans un milieu où elle se sentait vulnérable.
Le président du tribunal lui demande pourquoi elle est restée sur le tournage malgré ces événements difficiles. Sarah répond : « J’avais envie et besoin de travailler », affirmant que sa présence souriante sur certaines photos avec l’acteur ne reflète pas son état émotionnel intérieur.

En apprenant que Gérard Depardieu avait présenté des excuses, Sarah se dit surprise mais précise que cela a marqué le début d’une période d’insultes de sa part envers elle, l’accusant d’être une balance lorsque cette dernière a osé parler.
Gérard Depardieu réfute toute accusation d’agression
Gérard Depardieu maintient sa position en n’acceptant aucune forme d’agression sexuelle. Il déclare : « Je ne suis pas un toucheur, ni un violeur », tout en qualifiant certains gestes comme ayant été interprétés hors contexte avec humour masculin. Lorsqu’interrogé par Claude Vincent, avocate de Sarah, il exprime confusion face aux définitions juridiques précises liées à l’agression sexuelle en tenant à distinguer entre blagues entre hommes et comportement criminel.
Des cris montent dans l’audience alors que les avocats échangent vivement. Jérémie Assous fait preuve d’agitation intense envers ses opposants lorsqu’une déclaration potentiellement compromettante pour le comédien est mentionnée.
Une atmosphère électrique chez les avocats présents
Les tensions sont palpables durant la confrontation entre les parties adverses au sein du tribunal. L’avocate Claude Vincent interroge Gérard Depardieu alors qu’un échange houleux éclate autour du dossier concernant Charlotte Arnould où l’acteur fait face à une mise en examen pour viols.
Me Carine Durrieu-Diebolt demande calmement qu’on cesse les interruptions bruyantes qui entravent le bon déroulement de l’audience tandis que la présidente menacera régulièrement de suspendre ces débats animés devant divers témoins émus par ces confrontations frontales.
Les témoignages controversés sèment le trouble
Plusieurs témoins prennent également la parole avec des récits touchants qui contrastent fortement avec ceux soutenus par Gérard Depardieu et ses partisans. Lucille, costumière, raconte avoir subi une agression dans un théâtre où l’acteur aurait posé ses mains sur elle, disant : « On ne va pas arrêter un tournage pour une costumière ». Sarah*, une autre jeune comédienne présente lors du tournage, mêle émotions fortes en disant comment elle avait souffert sous pression sans jamais porter plainte contre « l’humeur » souvent banalisée attribuée au célèbre acteur âgé désormais près du podium judiciaire.
En revanche, Fanny Ardant défend vigoureusement son ami tout en élargissant le débat vers ce qu’elle appelle « la vérité ». Des accusations particulièrement bien reçues auprès du public soulignent encore plus les différents niveaux émotionnels présents lors des répétitions éprouvantes ayant précédé ce procès depuis plusieurs jours, créant ainsi un événement mémorable autant qu’effrayant. Les développements futurs restent difficiles à prédire, car ils dépendent des témoignages et des arguments présentés. Les tensions sont croissantes et les prétentions de chacun s’affirment, rendant le climat de l’audience particulièrement tendu.
Pour rappel, *Sarah* est un prénom modifié afin de préserver son anonymat.