Les avantages de l'IA pourraient culminer, mais un professeur de Penn a une solution

L’intelligence artificielle proche d’une saturation salariale, mais des investissements pourraient inverser la tendance

Les avantages de l’IA pourraient culminer, mais un professeur de Penn a une solution

Ioana Marinescu, professeur à l’Université de Pennsylvanie, souligne que les salaires liés à l’intelligence artificielle (IA) pourraient atteindre un plateau imminemment. Son étude collaborative avec Konrad Kording pour la Brookings Institution évoque une possible diminution des salaires lorsque 37% des tâches cognitives seront automatisées. Cependant, elle préconise d’importants investissements dans les secteurs physique et technologique pour éviter cette chute.

Une courbe de rémunération en forme de bosse

elle a déclaré : « C’est plus proche d’une baisse potentielle des salaires que d’une absence d’automatisation ». Dans leur modèle théorique, les chercheurs estiment qu’une réduction des salaires pourrait débuter si l’automatisation dépasse le seuil mentionné.

Actuellement, aucune tendance généralisée n’indique ce changement imminent. Toutefois, Ioana Marinescu remarque déjà quelques effets : « Il est trop tôt pour le dire », a-t-elle ajouté tout en soulignant les résultats inquiétants d’une enquête menée par Stanford. Selon cette étude, les travailleurs âgés de 22 à 25 ans, occupant des postes vulnérables face à l’IA comme ceux dans le développement logiciel ou le service client, ont subi une diminution de 13% de leurs emplois depuis la montée en puissance de l’IA générative.

Le véritable indicateur préoccupant serait un changement significatif dans la proportion globale d’emplois liés au renseignement au sein du marché du travail.

Préserver la complémentarité entre IA et humains

Marinescu affirme que tout dépendra surtout de la gestion transitionnelle vers une économie intégrant davantage le secteur physique avec celui lié au renseignement. Elle déclare : « Nous pensons que les deux secteurs sont complémentaires ». L’essor salarial durable nécessiterait ainsi une synergie entre automates et main-d’œuvre humaine.

Les conclusions du journal Brookings stipulent également qu’il est crucial que le secteur physique – englobant industries telles que la construction ou les soins – suive le rythme lent mais régulier nécessaire aux avancées sanitaires afin que chaque travail conserve sa productivité essentielle.

Pour contrer toute chute salariale possible causée par l’automatisation rapide, les chercheurs recommandent plusieurs solutions notamment un ralentissement temporaire du processus d’automatisation et un renforcement des investissements physiques. Une taxe sur certaines formes travailler virtuel a aussi été proposée comme moyen incitatif visant à rétablir cet équilibre indispensable – rappelant ainsi l’idée exprimée par le sénateur Bernie Sanders concernant une potentielle « taxe sur les robots ».

Enfin, selon Ioana Marinescu : « La véritable incertitude réside dans combien ces technologies peuvent remplacer réellement le travail humain ». Si tel est le cas et que la substitution devient réelle alors il y aurait risque sur l’évolution continue favorable salariale ; cependant si une coopération se développe entre humains et machines, il pourrait encore y avoir place pour tous sans exclusion sur le plan économique.

Des défis majeurs s’annoncent donc pour assurer un avenir équilibré face à l’évolution incessante des technologies liées à l’intelligence artificielle.

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