Le fondateur de Reebok souligne qu'il est difficile de relocaliser la production d'Asie quand personne ne veut coudre.

Difficultés de délocalisation pour le secteur du textile : Joe Foster, fondateur de Reebok, face aux défis actuels

Le fondateur de Reebok souligne qu’il est difficile de relocaliser la production d’Asie quand personne ne veut coudre

Dans un entretien accordé à Yahoo Finance, Joe Foster, cofondateur de Reebok, a souligné les difficiles conditions rencontrées lors du déménagement de la production textile d’Asie vers l’Occident. À 90 ans et fort d’une expérience sur le marché depuis 1958, il a mis en lumière la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et la nécessité d’une avancée dans l’automatisation.

« Pratiquement impossible » de se défaire d’Asie

La fuite vers l’automatisation

Foster a ajouté qu’une méthode rapide pour produire des chaussures par l’automatisation est essentielle pour relocaliser la fabrication. Cependant, il note que l’automatisation des chaussures complexes reste un défi majeur : « L’automatisation des baskets compliquées. a été difficile».

En conséquence, il estime que les affaires liées au textile resteront concentrées en Extrême-Orient pendant longtemps encore. Actuellement, la production de Reebok est principalement située au Vietnam et en Chine.

Contexte économique complexe

Les marques telles que Nike and Adidas doivent aussi composer avec les décisions politiques impactant leur chaîne d’approvisionnement. Les droits de douane appliqués sous l’administration Trump ont affecté significativement ces entreprises ; ainsi les tarifs imposés aux importations venues du Vietnam et de la Chine atteignent respectivement 20% et 30%, poussant certaines compagnies à envisager un retour aux États-Unis.

Par ailleurs, Nike a annoncé lors d’un récent appel concernant ses résultats qu’elle prévoyait une augmentation des prix pour ses clients américains afin de compenser une hausse antérieure estimée à 1 milliard USD liée aux tarifs douaniers.

Le contexte incite également certains acteurs, tel que LVMH, à renforcer leur capacité productive nationale dans leur quête pour atténuer ces impacts économiques.

Alors que Reebok continue son activité sous la direction du PDG Todd Krinsky depuis 2022 et qu’elle appartient désormais au groupe Authentic Brands basé à New York, cela laisse présager plusieurs enjeux organisationnels dans un marché climatique instable actuel.

Cet état des lieux met en exergue non seulement les défis auxquels font face des entreprises historiques comme Reebok mais également les mutations nécessaires si elles souhaitent pérenniser leurs activités face aux changements structurels globaux.

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