Le réalisateur Paul Thomas Anderson consacre un film au concert de Cameron Winter, le chanteur de 24 ans et leader de Geese, donné au Carnegie Hall de New York devant une salle comble. Tourné en 35 mm, ce long-métrage sortira cet hiver et s’annonce comme une immersion dans un moment de musique intime.

Une bande-annonce qui joue la douceur de la pellicule
Dans la bande-annonce officielle, des milliers de personnes se pressent à l’entrée de la célèbre salle new-yorkaise, venues chercher un peu de chaleur et d’évasion dans le froid de décembre. Elles la trouvent auprès de Winter, installé seul au piano pour un spectacle affichant complet. Le tournage en pellicule adoucit l’image, notamment le carton-titre qui traverse l’écran : « Cameron Winter at Carnegie Hall : Dead at 23 ». On n’entend qu’une seconde de « Drinking Age », l’un des douze titres du concert, mais l’extrait laisse deviner la façon dont le film quittera parfois la scène pour suivre l’équipe en coulisses ou aller jusqu’au guichet de billetterie.
Le magazine Rolling Stone, qui a découvert le film lors de sa première mondiale au New York Film Festival, en a livré une critique enthousiaste. « On aurait pu entendre une mouche voler pendant le film lui-même, avec un public accueillant chaque chanson dans un silence respectueux, écrit le journal. On avait le sentiment d’être emmenés à l’église par ce film. » Selon le magazine, la collaboration entre Anderson et ce jeune artiste réussit là où tant de films de concert échouent : elle ne se contente pas de placer le spectateur dans la salle, elle le fait entrer dans la musique.
Un album live et des nouvelles chansons encore incertaines
Le film n’est pas le seul prolongement de ce concert. L’album Live at Carnegie Hall est sorti le 9 octobre, avec l’intégralité de la prestation, mais sans image. Le film, lui, sera diffusé en 35 mm à partir du 20 novembre.
Pourtant, Winter ne sait pas encore si les nouvelles chansons jouées ce soir-là figureront sur son prochain album solo. Il l’a confié à Rolling Stone, dans le cadre de la couverture consacrée à Geese, avec une franchise désarmante : « Les gens me font tellement crédit. Je peux tout foirer, et ils se contentent de dire : « Ouais, ouais, ouais ! » »