Le documentaire « Santé mentale, briser le tabou », diffusé sur M6 le mardi 6 mai 2025, met en lumière les combats de plusieurs personnalités autour des troubles de la santé mentale. Parmi elles, le nageur Camille Lacourt partage son expérience personnelle avec la dépression et ses problèmes d’alcool.
La santé mentale est une préoccupation croissante en France, touchant 13 millions de Français, soit près d’une personne sur cinq. Ce documentaire vise à faire évoluer les mentalités en abordant sans tabou ce sujet délicat. D’autres artistes comme Soprano se sont également exprimés à ce propos. Le chanteur a déclaré : « Ils ne savent pas que, quand j’ai ce sourire, c’est pour me donner du courage [.] on se relève. »

Le prime time de M6 présentera dix personnalités évoquant leur passé souvent caché. Outre Camille Lacourt, qui a déjà abordé sa dépression précédemment, seront présents des figures telles que François Berléand, Michèle Bernier et Yannick Noah.
Camille Lacourt s’est déjà confié sur ses phases dépressives
Camille Lacourt est aujourd’hui un porte-parole pour la santé mentale des sportifs professionnels. Dans le contexte du documentaire Strong, aussi forts que fragiles disponible sur Prime Vidéo, il a reconnu l’importance de parler ouvertement de ces problématiques.
« Quand j’étais au fond du trou, pour moi, c’était inconcevable d’en parler », a-t-il dit dans une interview au Parisien publiée le 5 mai 2025. La prise de conscience est intervenue après qu’il ait mis fin à sa carrière sportive en 2017. Il ajoute : « Les premières fois qu’on évoque ce sujet, c’est dur de s’entendre [.] Mais c’était important de dire que ça pouvait arriver et qu’on pouvait s’en sortir. »
Lacourt révèle également avoir eu recours à l’alcool durant ses périodes les plus sombres : « À l’époque, j’avais ma fille une semaine sur deux [.]. C’était beaucoup plus que ça », indique-t-il concernant sa consommation d’alcool excessive qui se traduisait par un « état malsain » et un « rapport anormal » à cette substance.
Il conclut avec transparence : « J’ai senti que le gouffre de l’alcool pouvait m’appeler [.] mais j’ai eu peur de ça ». Malgré ce chapitre difficile dans sa vie qu’il semble avoir dépassé aujourd’hui, il reste conscient des défis posés par la santé mentale parmi les athlètes et encourage ainsi un dialogue essentiel autour du sujet.
Ce témoignage incarne une volonté croissante chez les sportifs et autres personnalités publiques d’aborder leurs luttes personnelles et pourrait inciter encore davantage ceux qui souffrent en silence à rechercher soutien et compréhension.