Un rôle central au Vatican
Le cardinal Parolin a été omniprésent lors des événements entourant la disparition du pape. Il a visité François à l’hôpital avant son décès et a organisé les funérailles. Lors de ces obsèques, il a rencontré des personnalités influentes telles que Joseph R. Biden Jr., président des États-Unis, Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine, ainsi que Matteo Renzi, ancien Premier ministre italien.
- Le cardinal Parolin a été actif lors de la disparition du pape, visitant François à l'hôpital et organisant ses funérailles.
- Il est décrit comme prudent, sans expérience pastorale directe, mais avec une grande réputation bureaucratique.
- Parolin est considéré comme un candidat potentiel pour le siège papal, vu comme un « candidat de compromis ».
- Sa gestion pragmatique des questions migratoires et diplomatiques pourrait être bien accueillie dans ce conclave.

Carrière et perception
Âgé de 70 ans, Parolin est décrit comme un homme prudent sans trop d’expérience pastorale directe mais jouissant d’une grande réputation bureaucratique au sein de l’Église catholique. En tant qu’homme politique mesuré et humble, certains cardinaux pourraient trouver cela rafraîchissant après les années passées sous François. Parolin est considéré comme un candidat potentiel pour le siège papal. Son profil fait de lui un « candidat de compromis », selon Andrea Riccardi, fondateur de la communauté Sant’Egidio, qui affirme : « Le seul candidat qui a pour l’instant émergé avec une certaine insistance est la Paroline ».
Une approche pragmatique dans un contexte difficile
La gestion migratoire représente une autre nuance dans sa pensée : alors que François dénonçait fermement le traitement inhumain des migrants en Méditerranée, Parolin se montre plus nuancé en pointant que « l’immigration était un sujet très complexe ». Son parcours professionnel témoigne d’une carrière unique orientée vers la diplomatie plutôt que vers le pastorat traditionnel. Après avoir exercé aux États-Unis et au Venezuela notamment, il s’est distingué par sa capacité à naviguer entre différents régimes politiques tout en préservant les intérêts du Saint-Siège.
Relations internationales sous tension
En 2023 encore, Parolin réaffirmait : « L’église avait une attitude d’espoir […] nous voulons continuer ce dialogue ». Sa quête actuelle pour établir une stabilité pourrait donc être bien accueillie par les cardinaux las auprès des bouleversements récents. Ce climat rendra sûrement crucial son rôle dans ce conclave historique où seront abordés non seulement des questions internes à l’Église mais aussi largement géopolitiques face aux défis mondiaux actuels où autoritarisme et tensions interétatiques prédominent.