Le drame historique « Carême » explore la vie du célèbre chef français Antonin Carême. Diffusée sur Apple TV+ à partir de mercredi, cette série met en lumière le parcours audacieux d’un homme dont les innovations culinaires ont marqué son époque. Benjamin Voisin incarne un Carême flamboyant aux multiples talents, naviguant dans un univers de pouvoir, de politique et d’intrigues sous le régime napoléonien.
Le cheminement d’Antonin Carême
La série « Carême », qui sera disponible sur Apple TV+ dès mercredi, retrace la vie d’Antonin Carême, un chef révéré ayant joué un rôle majeur sous le règne de Napoléon Bonaparte. À travers ses créations gastronomiques raffinées composées de délicates couches de pâtisserie, il aspire non seulement à ravir les palais mais aussi à influencer la France par son charisme.

Un personnage flamboyant
Dans ce drame, c’est l’acteur Benjamin Voisin qui prête ses traits à cet emblématique chef : « Pouty, sans fin coquette, exigeant, doué ». Sa passion pour l’art culinaire et sa connaissance approfondie des herbes et élixirs attirent rapidement l’attention du politicien influent Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, incarné par Jérémie Renier dans la série.
Initialement réticent, Carême finit par accepter une offre pour travailler avec Talleyrand. Cela ouvre les portes du cercle intime de Napoléon où se trament intrigues politiques et relations complexes.
Intrigue politique et séduction
« La cuisine est très similaire à la séduction », déclare Talleyrand à Carême. La série met en avant cette dynamique implicite où chaque plat préparé devient un instrument de pouvoir. Les ambitions culinaires de Carême lui permettent ainsi d’établir des connexions avec des fonctionnaires étrangers tout en naviguant dans des eaux troubles faites d’espionnage et diplomatique.
Une adaptation libre mais vive
D’après le livre « Cooking for Kings: The Life of Antonin Carême, The First Celebrity Chef » par Ian Kelly, « Carême » prend certaines libertés avec l’Histoire afin d’explorer un récit qui s’éloigne volontairement des récits historiques conventionnels. Le dialogue moderne contribue au ton léger et xénophile du spectacle qui évite les clichés sombres typiques des drames historiques sérieux pour offrir une vision pétillante semblable à celle de Downton Abbey.
À travers ces récits feuilletés entre gastronomie et enjeux politiques majeurs du début du XIXème siècle, « Carême » propose non seulement une immersion dans l’univers culinaire français mais également une réflexion sur le pouvoir que détient celui qui nourrit.