La disparition du centime est un soulagement

Les États-Unis abandonnent la pièce de un cent, marquant la fin d’une ère de 232 ans

Mercredi dernier, le Trésor américain a frappé sa dernière pièce d’un cent, mettant ainsi fin à une monnaie emblématique vieille de plus de deux siècles. Cette décision, longtemps attendue par certains économistes et experts financiers, soulève des questions sur les répercussions économiques et logistiques pour les détaillants.

La disparition du centime est un soulagement

Une pièce coûteuse à produire

Le centime américain était devenu un fardeau économique. Sa composition a changé au fil des années : bien qu’il ait été initialement fabriqué en cuivre, il est principalement en zinc depuis 1982. Actuellement, sa fabrication coûte environ 3,69 cents, alors que sa valeur nominale n’est qu’un centime. Cette augmentation du coût de production représente une hausse significative par rapport à 1,42 cents il y a dix ans.

Chaque année, cette situation entraînait un gaspillage significatif de ressources publiques pour maintenir le centime en circulation. Le Trésor estime que l’élimination de cette pièce pourrait permettre d’économiser environ 56 millions de dollars annuels.

Un usage devenu obsolète

À mesure que l’inflation progresse, le pouvoir d’achat du centime s’amenuise rapidement. Ainsi, acheter des biens comme des baskets coûte désormais environ 110 000 centimes, soit l’équivalent d’une somme désuète qui rend difficile son utilisation dans le quotidien.

Face à cette réalité économique, les défenseurs du bon sens au sein du gouvernement ont salué cette décision historique dès qu’elle a été mentionnée plus tôt dans l’année par le Département de l’Efficacité gouvernementale.

Des inquiétudes chez les détaillants

Bien que la suppression du centime soit applaudie pour ses économies potentielles, elle suscite également des craintes parmi certains détaillants. Bien que ces pièces resteront encore légales pendant un certain temps, leur circulation diminuera avec chaque année qui passe alors qu’elles se perdent fréquemment dans divers endroits.

La Retail Industry Leaders Association demande maintenant des directives claires sur ce qu’il convient de faire avec les prix à mesure que la disponibilité des cents devient rare. Les interrogations restent cependant nombreuses : « Est-ce qu’ils arrondissent au nickel le plus proche ? Arrondir et perdre de l’argent ? »

Anthony Rotondo de la Monnaie canadienne a expliqué comment son pays avait réussi à retirer efficacement le sou en circulant grâce à une campagne éducative étendue sur plusieurs années.

Vers une nouvelle étape ?

Cette cérémonie marquant la fin d’une époque amène beaucoup à s’interroger : quel avenir pour le système monétaire américain sans ce sou traditionnel ? Avec l’exemple canadien en tête – qui a aboli son propre sou sans trop d’incidents – il reste temps pour réfléchir aux meilleures pratiques adaptées aux besoins actuels afin d’avancer vers un avenir monétaire viable et avant-gardiste sans pièces superflues.

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