Maxime Chattam se réinvente avec « 8,2 secondes »

L’écrivain Maxime Chattam publie son nouvel ouvrage « 8,2 secondes », un récit profondément intime né d’épreuves personnelles. Après avoir traversé des événements tragiques, dont le décès de son père et de son meilleur ami en l’espace de trois semaines, il relie des thèmes tels que le deuil, l’amour et la résilience.
Chattam explique que ce projet n’était pas prévu. « J’ai traversé une période très sombre l’année dernière. Après la mort de mon père, j’ai perdu mon meilleur ami en trois semaines. C’était le mec le plus sain, il ne buvait pas, ne fumait pas et faisait du sport tous les jours », confesse-t-il. Guillaume, à qui le livre est dédié, était un soutien indéfectible pour l’auteur. Parallèlement à ces pertes personnelles, il a également annoncé sa séparation d’avec Faustine Bollaert, sa femme.
C’est après cette période difficile qu’a surgi l’envie d’écrire : « Jaillit ce livre, comme une fulgurance. J’avais besoin d’écrire sur le deuil, le couple, le refus de laisser partir l’autre ». En moins de deux mois, il rédige son manuscrit tout en s’inspirant de la bande originale de la série « The Staircase ».
Le titre « 8,2 secondes » reflète un double sens, celui du temps nécessaire pour tomber amoureux et celui qu’il faut pour mourir. L’histoire suit deux protagonistes : Constance, cinquantaine ébranlée par la perte de son mari et fils dans un chalet familial ; et May, policière dans la trentaine traquant un serial killer à New York nommé GML (Grand méchant loup).
Chattam reste fidèle à son style percutant avec une intrigue soigneusement construite : « Chez Chattam, rien n’est laissé au hasard ». Les noms des personnages sont porteurs de sens; Constance évoque la fidélité tandis que May représente une remise en question perpétuelle.
Dans une réflexion plus personnelle sur sa vie actuelle après ses pertes significatives et sa séparation conjugale ; Maxime admet avoir fait table rase : « Tout est parti aux enchères. Lorsque ma vie personnelle a basculé… Je me suis demandé si ce “bureau protection” n’était pas devenu un carcan ». Il met ainsi en avant sa volonté de se reconstruire tant physiquement que mentalement.
En faisant référence au contraste entre Éros et Thanatos dans cette œuvre marquante où il choisit clairement la vie à travers ses écrits puissants,
« 8,2 secondes », disponible chez Albin Michel, compte 400 pages pour un prix fixé à 22 euros.