Ce chef-d'œuvre de science-fiction dystopique a lancé Brad Pitt, mais c'est aussi un remake discret

Brad Pitt compte parmi les acteurs les plus populaires du moment, avec des films comme Se7en (1995) et Fight Club (1999). L’un de ses premiers longs-métrages reste pourtant l’un de ses plus marquants : 12 Monkeys, sorti le 29 décembre 1995 et réalisé par Terry Gilliam, le réalisateur de Brazil.

Ce chef-d’œuvre de science-fiction dystopique a lancé Brad Pitt, mais c’est aussi un remake discret

Le film, dans lequel Pitt partage l’affiche avec Bruce Willis, est un thriller de science-fiction sur le voyage dans le temps. Il raconte l’histoire d’un homme venu de l’an 2025, soit 30 ans dans le futur, où un virus a éliminé 99 % de la population et contraint les survivants à vivre sous terre. Ce personnage, James Cole, interprété par Willis, est envoyé en 1996 afin de découvrir ce qui a provoqué ce virus mortel.

À sa sortie, le film a rapporté 168,8 millions de dollars pour un budget de 29 millions de dollars. Il a reçu des critiques majoritairement positives et affiche actuellement 88 % sur Rotten Tomatoes. Il a aussi été nommé à deux Oscars, celui des meilleurs costumes et celui du meilleur acteur dans un second rôle, pour Brad Pitt.

Un rôle précoce et remarqué pour Brad Pitt

Dans le film, Pitt incarne Jeffrey Goines, un patient de l’asile où Cole est interné en 1996. Goines se lie d’amitié avec lui et l’aide à s’évader pour poursuivre sa mission. La performance de Pitt, l’un des éléments les plus salués du film, lui vaut sa première nomination aux Oscars. Il s’incline face à Kevin Spacey, nommé pour Usual Suspects, mais remporte finalement l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 2019 pour son interprétation de Cliff Booth dans Once Upon a Time in Hollywood.

12 Monkeys est le quatrième film d’une série de rôles qui ont contribué à lancer la carrière de Pitt, après Interview with the Vampire et Legends of the Fall, tous deux sortis en 1994, puis Se7en en 1995. Au-delà de Pitt, le long-métrage réunit aussi le jeu de Willis, la mise en scène de Gilliam, un propos politique, une direction artistique et des costumes qui, selon l’article source, justifient à eux seuls de le revoir.

Une adaptation d’un court-métrage français de 1962

Le projet n’est pas une idée originale. Il est né de l’admiration du producteur exécutif Robert Kosberg pour La Jetée, un court-métrage français sorti en 1962. Comme 12 Monkeys, ce film se déroule dans un futur post-apocalyptique : après un conflit nucléaire pendant la Troisième Guerre mondiale, les habitants de Paris sont contraints de vivre sous terre. Des individus sont envoyés dans le passé et dans le futur afin de tenter de changer l’Histoire et de sauver le monde.

Kosberg a obtenu de Chris Marker, réalisateur de La Jetée, l’autorisation de proposer à Universal une adaptation en long-métrage. Le studio a donné son feu vert et Gilliam a été engagé, car son style semblait correspondre à la matière du film.

Le franchise ne s’arrête pas au cinéma. Une série télévisée du même nom a été diffusée sur Syfy de 2015 à 2018, en quatre saisons totalisant 47 épisodes. Elle reprend une histoire proche, avec Cole, interprété par Aaron Stanford, envoyé dans le passé pour empêcher la destruction provoquée par l’Armée des 12 Monkeys. Emily Hampshire y joue Jennifer Goines, une version réinventée du personnage de Pitt. La série n’a toutefois pas été aussi bien accueillie que le film original.