Le ralentissement du marché de l’emploi se confirme avec des chiffres décevants pour juillet

Le dernier rapport sur l’emploi aux États-Unis révèle une augmentation de seulement 73 000 emplois en juillet 2023, bien inférieure aux 106 000 prévus. Parallèlement, le taux de chômage a légèrement augmenté, atteignant 4,2%, contre 4,1% en juin. Ces données soulignent un contexte difficile pour les demandeurs d’emploi qui expriment un sentiment croissant de désespoir face à la recherche d’un travail.
Un marché du travail en difficulté
Les dernières statistiques confirment les inquiétudes exprimées par les chercheurs d’emploi. Stéphanie O’Neill, candidate à Los Angeles depuis plus de dix mois, note : « Les choses ont reflué et coulé… Cela semble ralentir à nouveau ». Laura Ullrich, directrice de la recherche économique chez un laboratoire d’embauche, a également observé un affaiblissement notable du marché : « Nous avons un marché des emplois assez déséquilibrés en termes d’emplois disponibles et des compétences que les gens ont pour le travail ».
Le rapport indique aussi des révisions « plus grandes que la normale » concernant la croissance emploirable des mois précédents. Mai et juin ont été moins bons que prévu initialement.
Une inadéquation des compétences
Ullrich souligne particulièrement la situation dans le secteur des soins de santé où bien qu’il y ait eu plusieurs recrutements, ceux-ci nécessitent souvent qualifications spécifiques ou formation professionnelle avancée.
Damon Duncan témoigne de son expérience personnelle après avoir perdu son poste dans l’ingénierie : « Cela a été une bataille continue depuis près de quatre ans. je fais des emplois qui ne correspondent pas à mes compétences », précisant qu’il est maintenant sous-employé.
La recherche d’un emploi devient insoutenable
Pour beaucoup, ces difficultés s’inscrivent dans une tendance déjà perceptible depuis plusieurs mois. Le nombre total d’offres est tombé à 7,4 millions en juin 2023 après avoir atteint plus de 12 millions en mars 2022.
Joseph Leemon cherche activement du travail depuis trois ans avec peu de succès ; il a postulé à environ 2000 postes, n’obtenant que quatre entretiens. Il commente : « Je commence à penser que quelque chose ne va vraiment pas ».
Paul Lambert fait écho aux ressentis généralisés après deux mois sans emploi : il a soumis environ 100 candidatures et obtenu seulement trois réponses viables : « Ce n’est certainement pas facile… ».
Vers une normalisation incertaine
Malgré cette morosité ambiante sur le marché du travail américain, certains espèrent qu’une fois passée l’incertitude liée aux budgets trimestriels vers la fin d’année, les entreprises reprendront leurs embauches. Lambert reste pragmatique quant à sa situation professionnelle et craint d’être contraint au recourt à des postes moins rémunérateurs si aucune opportunité sérieuse ne se présente rapidement.
Cette tendance pourrait alors interroger sur les plans futurs tant individuels qu’économiques dans ce contexte socio-professionnel volatile.