Le 25 avril 2022, la Chine a annoncé qu’elle permettrait à six nations, y compris les États-Unis, d’examiner des roches lunaires prêtées dans le cadre de sa mission lunaire Chang’e-5 de 2020. Cette initiative vise à favoriser la collaboration scientifique internationale autour des échantillons collectés sur la Lune.
- La Chine a permis à six nations, dont les États-Unis, d'examiner des échantillons lunaires.
- Shan Zhongde a déclaré que les roches lunaires sont un trésor partagé pour l'humanité.
- Des institutions académiques comme l'Université Brown et l'Université d'État de New York à Stonybrook ont participé.
- La mission Chang'e-5 a permis à la Chine de devenir le troisième pays à ramener des échantillons lunaires sur Terre.

Un trésor partagé pour l’humanité
Selon Shan Zhongde, représentant de la China National Space Administration (CNSA), les roches lunaires sont décrites comme « un trésor partagé pour toute l’humanité ». Les États-Unis ne répondent pas par une coopération équivalente en raison de restrictions imposées par le Congrès concernant la collaboration entre la NASA et la Chine.
L’agence spatiale chinoise a inclus plusieurs institutions académiques dans cette initiative. Parmi elles se trouvent l’Université Brown et l’Université d’État de New York à Stonybrook, ainsi que d’autres établissements tels que l’Université d’Osaka au Japon, le Paris Institute of Planetary Physics, l’Université de Cologne en Allemagne, la British Open University, et la Pakistan’s Space and Upper Atmosphere Research Commission.
« Nous attendons avec impatience les scientifiques du monde entier faisant des découvertes plus scientifiques, élargissant conjointement les connaissances humaines et bénéficiant à toute l’humanité », a ajouté Shan Zhongde.
La mission Chang’e-5 a été un succès retentissant pour la Chine qui est devenue ainsi le troisième pays au monde, après les États-Unis et l’Union soviétique, à ramener des échantillons lunaires sur Terre. Selon le Dr John Logsdon, ancien directeur de l’Institut SPACE Policy de l’Université George Washington, ces roches récoltées par Chang’e-5 semblent avoir environ un milliard d’années de moins que celles recueillies précédemment par les missions américaines Apollo.
Un autre projet chinois : Chang’e-6
Un autre projet chinois, intitulé Chang’e-6, a également permis de récupérer des échantillons sur Terre récemment. Cette mission avait pour objectif spécifique de collecter certaines des plus anciennes roches connues présentes près du pôle Sud lunaire.
L’ouverture apportée par cette initiative pourrait marquer un tournant dans la recherche spatiale collective mais reste encadrée par des tensions géopolitiques persistantes entre puissances spatiales.