Après trois ans de fonctionnement, Citigroup a décidé de fermer son bureau situé à Málaga, en Espagne, une décision révélatrice des réajustements du secteur bancaire en réponse aux changements liés à la pandémie. Ce site avait été créé pour offrir aux banquiers juniors un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Un bureau au service des banquiers juniors
Le bureau de Málaga a ouvert ses portes en 2022, dans le cadre d’une initiative visant à promouvoir un emploi de 40 heures par semaine pour les banquiers d’investissement juniors, en contraste avec les longues journées typiques sur Wall Street, pouvant atteindre 100 heures. La fermeture est intervenue alors que Citi continue d’exécuter sa stratégie de simplification opérationnelle.

Citigroup a confirmé avoir informé ses employés que le bureau fermerait. Elle cite notamment l’accent mis sur « la promotion des efforts de mobilité des collègues » et l’intégration avec ses autres hubs internationaux. Cela se traduit par plusieurs employés du site ayant déjà fait une demande pour des postes dans les hubs de Londres ou de Paris. Bien qu’une majorité du personnel sera réaffectée, six collaborateurs vont quitter l’entreprise.
Nos principaux emplacements espagnols sont Madrid, où nous employons plus de 220 personnes qui ne sont pas touchées par cette action.
Une tendance générale vers le retour au bureau
La décision de Citigroup s’inscrit dans une tendance plus large observée sur Wall Street, où les grandes institutions financières reviennent progressivement aux normes pré-pandémiques. Des entreprises comme Goldman Sachs ont imposé un retour complet au bureau cinq jours par semaine, tandis que JPMorgan exige également une présence permanente depuis mars dernier.
Citi maintient une politique hybride permettant à la plupart de ses employés de travailler chez eux trois jours par semaine. En juin 2023, la banque avait annoncé qu’elle commencerait à surveiller les données liées à la fréquentation des bureaux au Royaume-Uni et pourrait appliquer des mesures disciplinaires pour non-respect.
Cette fermeture souligne non seulement les défis auxquels sont confrontés certains modèles opératoires post-COVID-19 mais aussi comment ces évolutions peuvent façonner l’avenir du travail dans le secteur bancaire international.