Disparition de Delphine Jubillar : un procès chargé d’émotions et de révélations
Le procès de Cédric Jubillar, accusé de la disparition de sa femme Delphine Jubillar, se poursuit à la cour d’assises du Tarn. Les témoignages poignant du fils du couple, Louis, ainsi que les déclarations d’un psychiatre sur l’accusé, jettent une lumière inquiétante sur le contexte familial au moment des faits.

Un couple déchiré avant la tragédie
Delphine Jubillar, infirmière âgée de 33 ans, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. Son mari, Cédric Jubillar, placé en détention provisoire depuis juin 2021 et jugé depuis le 22 septembre 2025, continue de clamer son innocence. Les audiences successives ont révélé un couple en crise marqué par des insultes et des tensions permanentes. Au cours du procès, Cédric a déclaré : « On s’engueulait tout le temps, elle était colérique. » ajoutant que sa femme ne voulait plus s’occuper de leurs enfants.
La douleur exprimée par Louis
Lors d’une audience marquée par l’émotion le lundi 13 octobre 2025, Louis, leur fils âgé de 11 ans, a adressé une lettre à la présidente du tribunal. Dans cette missive dévoilée par BFMTV, il décrit son vécu avec Cédric. Le jeune garçon évoque des souvenirs douloureux : « Lorsque Maman n’avait pas encore disparu. Cédric me demandait de m’agenouiller.» et fait état des humiliations qu’il subissait.
Il se rappelle aussi distinctement la nuit fatidique : « J’ai entendu Cédric ouvrir la porte. une dispute est survenue ». Pour lui, ce climat familial était insupportable : « Cédric ne s’est pas occupé de moi ni de ma sœur. C’était dur ».
L’analyse d’un expert sur l’accusé
Le docteur Hecquet, psychiatre expert auprès du tribunal, a également pris la parole lors du procès pour exposer ses conclusions concernant Cédric Jubillar après deux entretiens avec lui. L’expert note qu’il n’a jamais appelé sa femme par son prénom mais uniquement par des termes tels que « elle » ou « ma femme » , traduisant une distance émotionnelle préoccupante.
dit-il,Cédric semble porter des blessures psychologiques persistantes qui influencent sa personnalité actuelle selon Hecquet.
Néanmoins, le psychiatre conclut sans émettre un diagnostic pathologique certain : « J’ai dit qu’il pouvait se mentir à lui-même sur certaines questions… »
Alors que ces témoignages continuent d’hypothéquer son avenir judiciaire, cette affaire reste sous haute tension émotionnelle tant pour les parties prenantes que pour l’ensemble du public suivant les débats avec attention.