Dans un contexte où de plus en plus de productions cinématographiques quittent Hollywood pour d’autres territoires, Donald Trump a suggéré l’instauration d’un « tarif à 100% sur tous les films produits à l’étranger ». Cette proposition a suscité de nombreuses interrogations au sein de l’industrie du cinéma américain.
Une annonce qui soulève des questions
Dimanche soir, Donald Trump a fait une déclaration clé sur son réseau social, affirmant qu’il voulait mettre en place un tarif visant les productions cinématographiques étrangères. Variety note que cette annonce a rapidement provoqué la confusion parmi les acteurs hollywoodiens, tant sur son application concrète que sur sa faisabilité.

Le New York Times souligne également le flou entourant les propos de Trump : « il n’était pas tout à fait clair de quoi il parlait ». Suite à ses déclarations, la valeur des actions des studios comme Netflix et Warner Bros. Discovery a chuté lundi matin.
Des questions sans réponses
La production cinématographique américaine s’est progressivement déplacée vers d’autres régions, y compris la Géorgie où des films comme Thunderbolts ont été réalisés. En effet, Disney avait produit plusieurs œuvres Marvel là-bas. Cependant, une tendance croissante montre que beaucoup choisissent désormais Londres comme destination principale pour leurs projets. Entre 2021 et 2024, les dépenses dédiées à la production aux États-Unis ont baissé de 28%, alors qu’elles augmentent globalement ailleurs.
Trump est conscient du phénomène et rappelle que si certaines productions restent aux États-Unis ou vont vers certains États comme la Louisiane ou la Géorgie, le mouvement général tend vers l’internationalisation.
Alternatives possibles évoquées par Jon Voight
Si Donald Trump cherchait réellement à encourager la production créative nationale, il pourrait plutôt envisager des mesures fiscales attrayantes. C’est justement ce qu’a proposé Jon Voight lors d’une rencontre avec lui : offrir davantage d’incitations fiscales fédérales pour renforcer les productions américaines tout en revisitants certains crédits d’impôt périmés.
La proposition controversée est donc encore fluctuante et reste sujette à discussions chez ceux qui pourraient en souffrir directement. Reste à voir si cela aura une portée significative ou si ce discours ne fera qu’alimenter le débat pendant quelques jours avant de disparaître dans l’oubli médiatique.