Maes, condamné à sept ans de prison ferme au Maroc après une cavale judiciaire internationale

Le rappeur Maes, connu sous le nom de Walid Georgey, a été condamné à sept ans de prison ferme par un tribunal marocain pour des affaires criminelles. Cette décision survient après des années d’évasion et d’accusations graves incluant des violences en France et la planification d’un enlèvement.
Une fuite débutée en 2021
La carrière du rappeur français Maes a été marquée par un tournant dramatique en 2021, lorsqu’il ne s’est pas présenté à son procès en France pour des faits de violences commis cinq ans plus tôt. Ce manquement a conduit la justice française à émettre immédiatement un mandat d’arrêt à son encontre, entraînant le début de sa cavale.
Craignant une incarcération sur le sol français, Maes s’est réfugié à Dubaï, où il a continué sa carrière tout en vivant confortablement. Cependant, ses concerts prévus en France ont dû être annulés face aux persécutions judiciaires croissantes.
La pression monte avec Interpol
En 2024, les choses ont empiré lorsque la France a demandé l’émission d’une notice rouge par Interpol contre Maes. Il était alors soupçonné par les autorités françaises d’avoir commandité deux assassinats dans le département de la Seine-Saint-Denis. Cela a transformé ses accusations initialement simples de violence en une affaire criminelle très grave.
Le retour tragique au Maroc
Malgré ce mode de vie doré, le climat est devenu dangereux pour lui à Dubaï surtout après que le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, ait suggéré qu’il se rendrait aux Émirats afin de remettre une liste devant inclure Maes parmi ceux demandés pour extradition.
Soucieux du danger imminent, ce dernier aurait quitté Dubaï deux jours avant l’arrivée prévue du ministre. En quête d’un nouveau refuge au Maroc, il n’a cependant pas eu la chance d’échapper aux autorités : il fut arrêté dès sa sortie d’avion car il pesait également sur lui un dossier professionnel lourd concernant une tentative présumée d’enlèvement et d’assassinat sur terre marocaine.
Verdict sévère au tribunal maritime marocain
Incarcéré depuis fin janvier 2025, Walid Georgey attendait son jugement dans l’affaire marocaine jusqu’au 25 novembre, date où le tribunal de Tanger a prononcé sa peine : sept ans derrière les barreaux pour tentative d’enlèvement et assassinat. Cette sentence abrupte met ainsi un terme notoire à sa liberté et semble présager la fin imminente de sa carrière musicale florissante.
Cependant, cela ne clôt pas tous ses problèmes judiciaires ; même si le Maroc ne pratique pas l’extradition vers la France envers ses ressortissants, il est still possible qu’un tribunal marocain puisse examiner les faits liés aux meurtres qui lui sont imputés sur territoire français si demande est faite par les instances compétentes françaises.
Cette situation laisse entrevoir un avenir incertain pour Maes qui s’annonce lourdement compromis tant sur le plan personnel que professionnel.