Le Congrès américain adopte une loi contre le revenge porn sous la direction de Trump

Lundi, la Chambre des représentants américaine a voté massivement un projet de loi pour criminaliser le partage non consensuel de photos et vidéos sexualisées, y compris les images générées par intelligence artificielle. La Take It Down Act, soutenue par une coalition bipartite, requiert également que les plateformes en ligne retirent ces contenus dans un délai de deux jours.

Un vote unanime au Congrès

La mesure a été approuvée à l’unanimité au Sénat en février puis adoptée par la Chambre avec un score saisissant de 409 voix contre 2. Cette législation, encouragée par le président Donald Trump, vise à lutter contre des abus comme le « porno de vengeance », qui touche particulièrement les jeunes femmes.

Le Congrès américain adopte une loi contre le revenge porn sous la direction de Trump

La sénatrice Amy Klobuchar, membre du Parti démocrate du Minnesota, et le sénateur Ted Cruz, du Parti républicain du Texas, ont présenté ce texte essentiel plaidant pour une régulation plus stricte des sociétés Internet qui sont longtemps restées exemptes d’un contrôle gouvernemental rigoureux.

Ce texte marque la première législation significative sur ce sujet depuis 2018, lorsqu’elle portait sur la lutte contre la traite sexuelle en ligne.

Des conséquences préoccupantes pour les jeunes filles

Le phénomène du « porno de vengeance » et celui des deepfakes affectent tout autant les adultes que les mineurs. Cependant, il est particulièrement dévastateur pour les adolescentes. L’utilisation croissante d’applications créant des images inappropriées engendre une circulation malveillante d’images exploitantes parmi leurs camarades.

La représentante María Elvira Salazar, elle-même républicaine de Floride et co-autrice d’une proposition similaire à la Chambre, a déclaré : « Ce projet de loi stoppera les abus… se répandaient comme des incendies de forêt ».

Elle a ajouté qu’il était « scandaleusement malade d’utiliser… d’une jeune femme vulnérable se venger ».

Un soutien bipartisan face à une urgence sociale

Cela témoigne ainsi d’une prise conscience croissante parmi les législateurs face aux dangers liés aux médias sociaux tels que Facebook, Instagram ou encore X (ex-Twitter).

Les efforts réglementaires viennent après plusieurs années où diverses propositions législatives cherchaient à combattre l’exploitation sexuelle et l’intimidation en ligne. En janvier 2024, lors d’audiences houleuses au Congrès devant des dirigeants technologiques tels que Mark Zuckerberg (Meta), celui-ci dû présenter ses excuses auprès des familles touchées par ces atteintes numériques.

Cependant, certains défenseurs avertissent que cette nouvelle loi pourrait incarner une menace potentielle pour la liberté d’expression en ligne en incitant systématiquement à retirer aussi bien des discours légitimes que des contenus illégitimes. Selon Brenda Branum, directrice adjointe au Center for Democracy and Technology : « Le meilleur… ne peut pas compenser… les implications dangereuses ».

En parallèle aux discussions actuelles autour des réseaux sociaux et leur impact négatif sur la jeunesse américaine, cette décision se veut comme un tournant vers davantage de responsabilité concernant leurs pratiques face aux défis contemporains que représentent l’âge numérique et l’utilisation abusive des ressources technologiques.