Fin de la campagne déclarative
La campagne déclarative prendra fin le 5 juin, concernant les départements numérotés au-delà de 55. Certains contribuables bénéficient d’une déclaration automatique, mais cette option n’est pas universelle. Il est recommandé de fournir des explications à l’administration fiscale, particulièrement si certaines exonérations sont appliquées. Cela peut s’avérer utile en cas de redressement pour justifier sa bonne foi et éviter des majorations.
Revenus des placements financiers
Les revenus issus de placements financiers tels que les intérêts, dividendes ou plus-values sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) fixé à 30%, comprenant également 17,2% pour les prélèvements sociaux. Toutefois, certains contribuables faiblement imposés pourraient bénéficier du système du barème progressif ; il leur faudra dans ce cas cocher la case 2OP lors de leur déclaration.

Rattachement d’un enfant majeur
Il est possible de rattacher un enfant majeur (moins de 21 ans, ou moins de 25 ans s’il poursuit ses études) afin d’optimiser le quotient familial. À défaut de ce rattachement, une pension alimentaire peut être déduite jusqu’à une limite maximale fixée à 6 794 euros par an. Cette déduction présente un intérêt accru si le taux marginal d’imposition (TMI) dépasse les 30%.
Déclaration des comptes étrangers
Pour ceux ayant vécu à l’étranger ou dont les enfants étudient hors France, il est impératif de déclarer tous les comptes bancaires ouverts à l’étranger ainsi que tout investissement en cryptomonnaies. Audrey Ferry, responsable chez Bordier & Cie France, souligne : « Tous les comptes et contrats d’assurance-vie détenus à l’étranger doivent être indiqués sur votre déclaration. Le piège serait d’oublier ceux clôturés en 2024 ». La non-déclaration entraînera une amende conséquente pouvant atteindre 1 500 euros par an et par compte non déclaré.
Report des moins-values boursières
Pour ceux qui ont généré une moins-value sur les marchés financiers pendant l’année 2024, celle-ci peut être reportée sur dix années suivantes. Comme le précise Audrey Ferry : « Malheureusement, l’administration fiscale n’assure pas le report automatique des moins-values », invitant chacun à suivre cela via le formulaire 2074 CMV.
Avis aux loueurs meublés non classés
Les loueurs opérant sous le régime meublé non classé doivent anticiper afin d’éviter toute complication future concernant leurs recettes annuelles qui ne devront pas dépasser 15 000 euros pour rester engrainées au régime micro-BIC dès 2026 (revenus 2025). Baptiste Bochart ajoute : « Il ne suffit pas juste remplir le formulaire 2042 C PRO. Il faudra envoyer la liasse fiscale avant la date butoir du 20 mai ». En prévision éventuelle d’un passage vers un régime réel discretisé privilégiez dès maintenant la conservation des justificatifs relatifs aux dépenses engagées. Cette période délicate en matière fiscale incite donc chaque contribuable à agir avec rigueur pour respecter ses obligations tout en maximisant ses avantages fiscaux au regard des opportunités existantes.