Chapô
Anne Roumanoff s’exprime avec émotion sur le décès de son ex-mari, Philippe Vaillant, lors d’une interview accordée à Elsa Wolinski. Décédé le 1er juillet dernier, il était également le père de leurs deux filles. L’humoriste fait part de la difficulté du deuil et évoque sa sensibilité.

L’entretien poignant d’Anne Roumanoff
Le 21 novembre, en pleine promotion de son spectacle « L’Expérience de la vie », Anne Roumanoff a répondu aux questions d’Elsa Wolinski pour Mesdames Media. Lors de cet entretien intime, l’humoriste évoque avec tristesse la perte de son ex-mari, Philippe Vaillant, décédé à l’âge de 70 ans. Ce dernier était non seulement son producteur mais aussi le père des deux filles qu’ils ont eues ensemble.
Au début de l’interview, c’est sur un ton léger qu’elle aborde ses récentes expériences personnelles. Mousseuse avec humour au sujet des changements subis après son divorce en 2018, notant même qu’elle avait refait ses dents à l’âge de 50 ans, Anne Roumanoff perd rapidement son sourire lorsque la conversation glisse vers les aspects plus sombres de sa vie.
« J’ai mon ex-mari qui est mort cet été donc ça a été un gros choc. C’est très différent d’être divorcée… Je vais pleurer », confie-t-elle visiblement émue.
Poussée par une vague d’émotion elle explique : « Les gens ne se rendent pas forcément compte, parce que quand on est veuve, on est veuve de quelqu’un avec qui on était ». Elle souligne que souvent après un décès, “on est hyper entouré au début et après les gens sont moins présents”.
Anne Roumanoff se décrit elle-même comme une personne hypersensible : « C’est un mode de survie pour aider à supporter la vie. Dans mon processus, je souffre d’abord et je fais de l’humour après ».
Un hommage touchant d’Alice Vaillant
Concernant leur rencontre dans les années 1990 à Saint-Malo, où Philippe Vaillant fut captivé par le talent scénique d’Anne Roumanoff, “Le spectacle est complet. c’est l’évidence”, cette complicité a marqué leur parcours personnel.
Alice Vaillant n’a pas manqué elle aussi d’honorer la mémoire paternelle quelques mois plus tard lors du défilé présenté à l’Opéra Bastille. Note faite dans Paris Match en septembre dernier où elle affirmait : « C’est lui qui m’a donné confiance en moi et en mon art, qui m’a aidée à croire en mes rêves ». La créatrice a partagé ces sentiments durant les funérailles alors qu’elle préparait sa Fashion Week sous le regard bienveillant des souvenirs familiaux.
À travers ce récit émouvant mêlant perte personnelle et héritage artistique familial, Anne Rogan offre un témoignage authentique sur la complexité du processus du deuil ainsi que sur l’expression créative comme moyen essentiel pour aller de l’avant dans les moments difficiles.