J'ai une carrière florissante, mais LinkedIn me fait toujours sentir en échec

Sur LinkedIn, la quête de validation peut nuire à l’estime de soi

  • Malgré une carrière réussie, LinkedIn provoque chez l'auteure un sentiment d'échec et de comparaison.
  • La plateforme favorise la vantardise et le concours des réussites, ce qui alimente l'anxiété.
  • Ce phénomène crée un cercle vicieux où l'anxiété pousse à consulter davantage le réseau social.
  • Limiter le temps passé sur LinkedIn et valoriser ses véritables accomplissements peut aider à retrouver confiance.

J’ai une carrière florissante, mais LinkedIn me fait toujours sentir en échec

Dans un panorama numérique où l’autopromotion est omniprésente, une auteure met en lumière les dangers psychologiques liés à l’utilisation de LinkedIn. Après quinze années de carrière couronnées de succès dans des publications reconnues et la création d’une entreprise indépendante, elle ressent pourtant une pression croissante à travers le fil d’actualité professionnel.

Un parcours personnel impressionnant

Au cours des 15 dernières années, l’auteure a accompli plusieurs réalisations significatives : elle a écrit pour des magazines réputés tels que « Psychologies » et « Cosmopolitan », elle a construit sa carrière en tant qu’indépendante sans jamais mettre les pieds dans un bureau et elle a acheté sa première maison à 30 ans. Malgré ces succès, son expérience sur LinkedIn génère chez elle une remise en question constante.

« Je suis à deux doigts de jeter mon ordinateur portable par la fenêtre – au sens figuré, bien sûr », confie-t-elle. Chaque fois qu’elle consulte son profil LinkedIn, c’est comme si son estime personnelle s’effondrait face aux réussites apparemment éclatantes d’autres utilisateurs.

La comparaison sociale

L’auteure note que le réseau social professionnel est devenu une plateforme où « la vantardise » et le « concours des réussites » prédominent. Elle se souvient avoir initialement utilisé LinkedIn pour du réseautage léger avant que celui-ci ne se transforme en ce qu’elle qualifie de “Facebook 2.0” avec un angle commercial.

Les notifications concernant les promotions ou les projets audacieux soumis par ses pairs intensifient ses sentiments d’inadéquation. Pour mieux comprendre cet impact sur sa santé mentale, elle s’est tournée vers Jackie Daniels, directrice du développement clinique à l’Indiana Center for Recovery. Daniels explique : « La théorie de la comparaison sociale dit essentiellement que nous jugeons nos performances en regardant les autres ».

Un cycle anxiogène

L’auteure décrit comment chaque nouvelle publication lui provoque un mélange d’anxiété et d’impuissance : « À chaque publication que je consulte, mon cœur s’emballe ». Selon Daniels, cette situation crée un cercle vicieux où l’angoisse suscite davantage de visites sur LinkedIn pour trouver un soulagement qui n’arrive jamais complètement.

Devenue consciente des effets néfastes du défilement incessant sur son mental, l’auteure cherche désormais à établir des limites saines tout en reconnaissant l’utilité potentielle du réseau dans sa recherche d’opportunités professionnelles.

Réflexion et mise en pratique

Pour casser ce cycle stressant, Jackie Daniels lui conseille d’adopter une méthode appelée “time-boxing”, qui consiste à limiter ses consultations à quelques créneaux quotidiennes bien définis. L’auteure travaille également sur son propre point de vue : « Il faut se rappeler que LinkedIn est un moment fort, pas une réalité complète ». En prenant du recul et en célébrant ses véritables accomplissements professionnels loin des réseaux sociaux, elle commence peu à peu à apprécier la réalité qu’elle a bâtie tout au long de sa carrière.

Cette réflexion permettra-t-elle aux utilisateurs comme elle confrontés aux exigences sociales imposées par telles plateformes digitales de retrouver confiance ? Au-delà des comparaisons numériques illusoires se cache peut-être la clé du bonheur personnel réel chez chacun.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.