diVine : un renouveau de Vine pour lutter contre le contenu généré par l’IA

Evan Henshaw-Plath, ancien employé de Twitter, relance le concept de Vine avec une nouvelle application nommée diVine. Ce projet, soutenu par Jack Dorsey, a pour vocation de contrer la domination du contenu créé par l’intelligence artificielle sur Internet.
L’application vise à préserver les connexions humaines authentiques que prônait initialement Vine.
Un retour aux sources
Lancée après la fermeture définitive de Vine en 2017 et face à la montée des plateformes concurrentes telles que TikTok et ses clones, diVine promet une expérience centrée sur des vidéos rares et nostalgiques. Rabble souligne qu’il s’agit non seulement d’un accès au passé mais aussi d’une nécessité « pour préserver notre histoire » numérique.
L’application a restauré plus de 100 000 vidéos originales archivées grâce à un travail sur 2,5 téraoctets de données. Rabble travaille main dans la main avec And Other Stuff, une organisation à but non lucratif qui a reçu une subvention de 10 millions dollars provenant directement de Dorsey pour développer ce projet open source.
Une vision décentralisée
Rabble insiste sur le fait que diVine n’est pas censé rivaliser directement avec TikTok ou autres géants du secteur : « Je ne pense pas que ce soit un « Je vous salue Marie » visant à détrôner ces applications », précise-t-il. Néanmoins, il aspire à trouver un modèle économique viable similaire à celui proposé par Twitch permettant aux créateurs d’être rémunérés via des micropaiements.
Avec diVine, les utilisateurs bénéficieront d’un environnement authentique où les « moments réels » seront mis en avant. Dans cette logique anti-IA voulue par Rabble, dont voici les mots exacts : « Ce n’est pas là que viennent les médias sociaux. Il s’agit des humains et de notre connexion », il souhaite encourager une utilisation plus humaine du Web qui semble avoir perdu cet aspect au fil du temps.
Réflexion sur l’avenir
Ce mouvement vers un Internet moins dominé par des algorithmes est vu comme essentiel dans le contexte actuel où plusieurs startups cherchent également à reconnecter les gens sans recourir aux grandes technologies habituelles. Le message global reste celui d’un retour vers fondations sociales véritables plutôt qu’artificielles.
« C’est un projet qui montre le type d’Internet que nous voulons », conclut Rabble en soulignant son optimisme quant au futur succès potentiel auprès d’utilisateurs cherchant ce lien humain authentique qu’ils ont pu perdre récemment dans leurs interactions numériques quotidiennes.