Vine revient en force, mais un changement majeur est à prévoir

diVine, la nouvelle version de Vine, fait son retour avec un objectif clair : restaurer l’esprit nostalgique de son prédécesseur tout en se distinguant des autres réseaux sociaux.

Lancé en 2012 par Rus Yusupov, Dom Hofmann et Colin Kroll, Vine a été acquis par Twitter quatre mois plus tard pour 30 millions de dollars. L’application a propulsé plusieurs personnalités comme Logan Paul et Shawn Mendes avant d’être fermée en 2017 à cause du manque de monétisation. Jack Dorsey a investi 10 millions de dollars dans diVine via sa structure à but non lucratif And Other Stuff.

Une approche humaine et sans IA

La renaissance de diVine inclura environ 10 000 anciennes vidéos retrouvées dans les archives. La grande nouveauté est que la plateforme ne permettra pas le contenu généré par l’IA, plaçant ainsi le pouvoir créatif entre les mains des utilisateurs humains. Evan Henshaw-Plath, ancien employé de Twitter surnommé Rabble, a déclaré à Business Insider : « Il y a ces conneries que nous voyons chez Meta et OpenAI où ils ont décidé que d’une manière ou d’une autre, nous étions mieux avec tout le contenu généré par l’IA. Ce n’est pas de là que viennent les médias sociaux ». Il insiste sur l’idée que « Les réseaux sociaux étaient avant tout sociaux », soulignant l’importance des connexions humaines plutôt que des simples vidéos esthétiques.

Lutter contre l’ « ensottification »

Rabble décrit diVine comme une « tentative de lutter contre l’ensottification » . Ce concept désigne la dégradation qualitative des plateformes qui priorisent les bénéfices au détriment de l’expérience utilisateur. De nombreux utilisateurs se réjouissent déjà du retour potentiel d’un réseau social sans IA ; un internaute sur X s’est exclamé : « Vous voulez dire qu’il y a un endroit où je peux être libre de l’assaut de la pure saleté de l’IA ? »

Contexte concurrentiel en pleine évolution

Le projet arrive alors que TikTok fait face à une incertitude aux États-Unis après avoir connu des restrictions dues à sa société mère chinoise ByteDance. Un nouvel accord vise à donner plus de contrôle aux États-Unis concernant ses opérations localisées.

S’il reste encore flou quant à la date précise du lancement de diVine, cette initiative pourrait offrir une alternative séduisante aux plateformes dominées par le contenu généré par intelligence artificielle dans un contexte digital saturé.

Journaliste print et web, spécialisé dans l’actualité high-tech, je m’intéresse autant aux grandes révolutions numériques qu’aux petites inventions qui facilitent la vie. Curieux et passionné de photographie, je partage un regard à la fois accessible et enthousiaste sur la technologie.