Le film « Rumours, nuit blanche au sommet », co-réalisé par Guy Maddin, Evan et Galen Johnson, présente une satire des dynamiques politiques internationales lors d’une rencontre du G7. Malgré un casting très prometteur, le long-métrage, présenté au Festival de Cannes, peine à convaincre et souffre d’un rythme inégal.
Synopsis captivant mais inabouti
Le film se déroule dans un château en Allemagne où les dirigeants du G7, réunis pour leur sommet annuel, s’apprêtent à préparer leur déclaration. Alors qu’ils s’installent en bordure d’une forêt, ils réalisent que le personnel les entourant a mystérieusement disparu. Cette disparition les pousse à pénétrer plus profondément dans la forêt qui recèle de nombreux dangers et mystères.

Une critique mitigée
La critique parue dans Paris Match, notant le film 2 sur 5, souligne la capacité renommée de Guy Maddin à réaliser des œuvres singulières comme « La plus triste musique du monde » ou « Winnipeg, mon amour ». Cependant, cette fois-ci avec « Rumours », il livre son œuvre la plus accessible mais aussi sa moins stimulante. La première demi-heure est jugée réjouissante grâce à l’interprétation de Denis Ménochet, dont le personnage de président français est décrit comme « plus franchouillard que nature ». Au début du récit, l’atmosphère ludique évoque un véritable jeu de massacre. Malheureusement, la suite devient vite lourde et peu engageante ; le récit stagne tout comme les personnages.
Le film met également en vedette des acteurs tels que Cate Blanchett, Roy Dupuis, et Nikki Amuka-Bird, mais ils ne suffisent pas à revenir sur un récit qui tourne en rond.
La performance initialement prometteuse du projet ne compense donc pas un développement narratif qui affiche rapidement ses limites. Des critiques émergent quant à savoir si ce type de satire peut encore captiver ou si elle n’est qu’une simple répétition dans le paysage cinématographique contemporain.