The Shrouds : Une plongée technologique dans le monde du deuil
Le dernier film signé David Cronenberg, The Shrouds, mêle éléments technologiques et émotions humaines face à la mort. Malgré une prémise captivante, l’œuvre souffre d’une exécution inaboutie.
Dans The Shrouds, sorti ce vendredi 15 avril dans les salles américaines, Vincent Cassel incarne Karsh, un homme en proie à son passé depuis la mort tragique de sa femme Becca (Diane Kruger) il y a quatre ans. En tant que copropriétaire d’un cimetière innovant où les défunts sont enveloppés dans des haubans connectés permettant aux endeuillés d’observer leurs proches grâce à des écrans intégrés dans les pierres tombales, Karsh s’enfonce dans sa douleur.

Après un acte inexplicable de vandalisme survenant au cimetière associé à quelques anomalies concernant le corps décomposé de Becca, Karsh se lance dans une enquête troublante sur sa propre invention. David Cronenberg explore ici l’impact émotionnel du décès tout autant qu’il interroge notre rapport aux nouvelles technologies.
Les relations autour de Karsh révèlent également toute la complexité humaine face au chagrin et à l’amour perdu. Il doit composer avec Terry – la sœur jumelle également jouée par Diane Kruger – ainsi qu’avec Maury (Guy Pearce), un beau-frère obsédé par le progrès technologique. Des flashbacks nous dévoilent par ailleurs le parcours médical difficile vécu par Becca pendant son traitement contre le cancer où elle portait des dispositifs avancés soulignant davantage ses fragilités physiques.
Si certains rebondissements se révèlent inattendus tout au long du récit mystérieux reliant ces nouvelles technologies aux émotions douloureuses engendrées par plusieurs pertes familiales passées, cela ne réussit pas toujours à offrir une conclusion suffisamment solide ou engageante là où cela était attendu.
The Shrouds nous propose donc une réflexion prenante autour du deuil moderne mais laisse transparaître un potentiel narratif incomplet nécessitant sans doute davantage qu’une simple introduction idéologique pour vriller jusqu’à la dernière scène prévue.
Thèmes abordés
Intersection entre technologie et biologie, le deuil, relation avec les proches
Flashbacks illustrant le traitement du cancer de Becca, montrant sa vulnérabilité physique et émotionnelle
Critique générale
Bien que le film pose des idées intrigantes sur la mémoire et la perte, il semble manquer d’une résolution satisfaisante pour son intrigue principale
Les personnages sont souvent en conversation individuelle sans lien fort au-delà du mystère principal