Karate Kid : Legends : une nouvelle aventure en demi-teinte
- Karate Kid : Legends est décevant et ressemble à une publicité mensongère.
- Le film mélange les univers du film original et du remake, mais l'absence de Ralph Macchio et une intrigue dispersée le dénaturent.
- Le scénario est précipité et se concentre davantage sur la relation entre Li et Victor que sur Daniel LaRusso.
- Les performances des jeunes acteurs sont charismatiques, mais le dialogue est souvent trop mature pour leurs rôles.

Le film Karate Kid : Legends, qui sort en salles le vendredi, mélange les univers du célèbre film de 1984 et du remake de 2010. Bien que Jackie Chan y reprenne son rôle de Shifu Han, l’absence prolongée de Ralph Macchio, la star originale, et une intrigue dispersée ternissent cette promesse.
Un scénario précipité
Li Fong (Ben Wang), un jeune élève dans le dojo de Shifu Han (Jackie Chan) à Pékin, voit sa mère déménager à New York pour son travail. Interdit de s’adonner aux arts martiaux, il rencontre Mia (Sadie Stanley) au restaurant pizzeria géré par son père Victor (Joshua Jackson). Conor Day (Aramis Knight), l’ex de Mia, cause des problèmes chez lui tout en fréquentant un gymnase d’arts martiaux mixtes.
L’histoire se concentre davantage sur la relation entre Li et Victor plutôt que sur Daniel LaRusso (Ralph Macchio). En proie à des difficultés financières, Victor demande à Li de lui enseigner des mouvements pour améliorer ses chances lors d’un match de boxe. Cela pose question lorsqu’on considère l’interdiction parentale imposée par le Dr Fong.
Une idée originale mal exploitée
Le concept d’un enfant enseignant les arts martiaux à un adulte représente une innovation pour la franchise Karaté Kid. Pourtant, le récit peine à approfondir cette dynamique ainsi que la pression ressentie par Li. Les scènes relatives au montage d’entraînement sont également expédiées rapidement.
Les jeunes acteurs Ben Wang et Sadie Stanley livrent des performances charismatiques mais doivent jongler avec un dialogue souvent trop mature pour leurs personnages adolescentes. De plus, Conor se présente comme une figure monolithique dans l’histoire alors qu’il aurait fallu explorer plus profondément les relations interpersonnelles.
Un manque de profondeur émotionnelle
Le film aborde aussi mystérieusement la perte tragique du frère aîné de Li sans offrir suffisamment d’émotion ou nuance autour de cet événement traumatisant. Ce choix narrative laisse le spectateur perplexe quant aux motivations réelles du protagoniste entre l’impatience face au combat ou une paralysie due à sa peur ancestrale.
Ce n’est qu’après 50 minutes que Han prend l’initiative d’inscrire Li au tournoi Five Boroughs – un acte controversé auquel participe malgré l’opposition claire du Dr Fong.
Des éléments familiers revisités
Alors que certains aspects rappellent les précédents films tels que les intrigues romantiques ou compétitives classiques avec Mia et Conor sur fondement scolaire très peu exploré, on aperçoit Daniel LaRusso seulement après presque une heure pour intervenir auprès des persistants dilemmes moraux entourant ces combats sportifs violents.
Bien que ce passage soit attendu par les fans, celui-ci ne fait qu’effleurer sa vie actuelle post-Cobra Kai, laissant plusieurs questions sans réponses concernant ses motivations personnelles et son intérêt véritable pour aider.
À quoi bon ce retour ?
Le film semble indiquer pousser vers un avenir incertain pour la série Karaté Kid. Alors même que Jackie Chan propose quelques moments comiques qui animent une narration manque cruellement d’un fil rouge solide reliant tous ces évènements disparates ensemble.
Karate Kid : Legends arrive comme étant davantage centré autour Jackie Chan plutôt qu’un véritable hommage aux racines originales pourtant enjolivées éventuellement par ses figures emblématiques telles M. Miyagi.
Il est regrettable qu’en dépit des efforts sincères mis en place ici avec bien trop flou scénaristique développé durant toute cette aventure initiatique mettant magnifiquement en lumière cependant divers conflits adolescents contemporains persistant encore aujourd’hui dans notre société mettant finalement moins grande importance sur leurs échanges martialement pleins enseignements impartis parmi générations successives admiratives originales car il reste tellement inexploité potentiellement tout cet univers riche !