Critique de "The Teacher" : Leçons sévères en Cisjordanie

« The Teacher » est le premier long métrage de la scénariste britannique d’origine palestinienne Farah Nabulsi. Il explore les dynamiques complexes entre un enseignant palestinien et ses élèves en Cisjordanie, dans un contexte de conflit israélo-palestinien. Le film aborde notamment les thèmes de l’activisme, de la résistance non violente et des conséquences tragiques des tensions géopolitiques.

Un enseignant face à l’adversité

Le protagoniste du film, Basem (Saleh Bakri), est un enseignant d’anglais à l’école en Cisjordanie. Il s’investit particulièrement dans le cas de son élève Yacoub (Mahmoud Bakri), qui vient de purger une peine de deux ans liée à une protestation. Son frère Adam (Muhammad Abed Elrahman) est également élève de Basem et joue le « cerveau » aux côtés de Yacoub. Au début du récit, les autorités israéliennes démolissent la maison des frères et soeurs.

Critique de « The Teacher » : Leçons sévères en Cisjordanie

Peu après cet événement marquant, Basem se retrouve impliqué dans une rencontre violente avec des colons israéliens, ce qui pousse sa famille à envisager d’intenter une action en justice devant un tribunal israélien.

Résistance non violente contre un passé trouble

Initialement favorable à une stratégie axée sur la résistance non-violente, Basem cache cependant une histoire personnelle complexe. Des éléments relatifs à son activisme passé impactent son mariage et sa relation avec son fils. Dans ce cadre délicat, il développe une connexion avec Lisa (Imogen Poots), bénévole britannique travaillant comme conseillère dans son école.

Parallèlement, l’intrigue se déploie autour d’un soldat israélien américain détenu en otage en Cisjordanie par des ravisseurs espérant négocier sa libération contre plus de 1 000 prisonniers palestiniens.

Un récit ambitieux mais chargé

L’objectif narratif semble parfois trop ambitieux : bien que tous ces éléments méritent attention individuellement, la conclusion où Basem fait preuve de détermination pour réparer ses erreurs passées apparaît presque insignifiante au regard des enjeux présentés tout au long du film.

Le professeur Non évalué. En anglais, arabe et hébreu, avec sous-titres. Durée : 1 heure 55 minutes. Actuellement diffusé dans les théâtres.