Critique de Until Dawn : Une adaptation intense mais décevante

Jusqu’à l’aube : une adaptation en demi-teinte

Le film « Jusqu’à l’aube », sorti en salle le 25 avril, explore l’univers horrifique du jeu vidéo éponyme de 2015. Réalisé par David F. Sandberg, il suit Clover, une jeune fille, dans une vallée isolée, tout en confrontant des stéréotypes classiques de l’horreur.

Synopsis et attentes

« Jusqu’à l’aube » suit Clover (interprétée par Ella Rubin) qui part à la recherche de sa sœur disparue. Elle est accompagnée d’un groupe d’amis, dont Max (Michael Cimino), piégés dans une boucle temporelle où chaque nouveau jour apporte son lot d’horreurs. Le film débute rapidement dans son atmosphère tendue, introduisant les personnages selon divers archétypes établis du genre horrifique. On y trouve ainsi un couple récemment séparé, des amoureux débutants et un personnage très impliqué dans le surnaturel.

Critique de Until Dawn : Une adaptation intense mais décevante

Un hommage ambivalent au jeu original

Par rapport au jeu vidéo développé par Supermassive Games, qui propose une aventure immersive empreinte de décisions morales impactant le récit, « Jusqu’à l’aube » n’en reprend que certains éléments. Si le matériau source plongeait les joueurs dans un mélange vertigineux de mystères liés à leur environnement et à leurs choix, le film ne semble pas parvenir à conserver cette tension dramatique tout en étoffant ses personnages. Des scènes fortes ont cependant été saluées pour leur originalité esthétique ; notamment celles évoquant des séquences de films trouvés ou des situations confinées dont la mise en scène rappelle les codes éprouvés du cinéma d’horreur.

Difficultés narratives et critiques

Les critiques mettent en avant que bien que certaines frayeurs soient efficaces dans ce cadre narratif relativement familier, comme la présence menaçante des Wendigos ou d’un antagonist type slasher assimilable à Jason Voorhees, « Jusqu’à l’aube » faillit souvent à créer une vraie cohésion entre ses divers éléments. Les tentatives pour faire dialoguer plusieurs sous-intrigues se heurtent aux manques cruellement présents concernant la profondeur des personnages et un développement narratif satisfaisant.