La cuisson des aliments contribue à la pollution de l’ozone dans la région de Los Angeles
La cuisson des aliments émet des composés organiques volatils (COV) responsables d’une pollution nocturne par l’ozone. Une étude révèle que ces émissions représentent plus d’un quart de la pollution due aux activités humaines dans le bassin de Los Angeles. Cette découverte souligne l’importance de considérer ces éléments pour mieux comprendre et réguler la qualité de l’air urbain.
Les composés organiques volatils issus de la cuisine affectent sérieusement la qualité de l’air
Les chercheurs affirment que les « composés organiques volatils puissants et souvent piquants dégagés pendant la cuisson sont désormais responsables de plus d’un quart de la production d’ozone générée par les COV issus des activités humaines » dans le bassin de Los Angeles. L’étude montre que « la quantité d’ozone produite par la cuisson à Los Angeles est comparable à celle générée par les COV émis par les véhicules ».
Une négligence vue comme un angle mort dans les modèles de qualité de l’air
Chelsea Stockwell, chimiste au sein du programme recherche à la NOAA, déclare : « Nous savions que les composés chimiques issus des cuisines peuvent constituer une fraction importante des COV présents dans l’air urbain, mais ils n’étaient pas suffisamment représentés dans les études ou inclus dans les modèles environnementaux ». Elle ajoute : « Compte tenu de leur réactivité chimique connue, leur omission peut représenter un angle mort en ce qui concerne la production d’ozone urbaine ».
Ozone : un polluant atmosphérique surveillé avec attention
Les COV ainsi que les oxydes d’azote sont essentiels, au niveau du sol, à la création d’un ozone réputé toxique pour l’homme, les animaux et même les plantes. L’EPA classe ce gaz parmi les polluants atmosphériques et veille scrupuleusement sur ses concentrations. D’après l’étude, ces polluants subissent des réactions photochimiques qui mènent au développement irréversible du phénomène ozonique. Il est crucial alors d’être conscient des sources diverses des COV.
Des sources variées alimentent le problème
Il faut noter que les composés organiques volatils sont particulièrement abondants dans les centres-villes, surtout ceux émanant des huiles alimentaires et graisses utilisées. Les politiques publiques doivent prendre en compte cette réalité afin de mieux réguler cette source de pollution. En outre, environ 50 % des émissions totales proviennent aussi bien d’origine naturelle, tels que arbres et feuillage urbains, qu’activités humaines. Ensemble, elles contribuent significativement à cette problématique croissante liée aux émissions nocives. Enfin, il est indispensable également d’inclure divers produits chimiques comme peintures et pesticides qui exacerbent encore davantage cette situation complexe sur un air déjà troublé par une multitude d’émetteurs.