Cyberharcèlement : un verdict marquant pour Barbara Butch
La DJ Barbara Butch a obtenu justice après des mois de harcèlement en ligne. Quatre hommes ont été condamnés le 21 novembre 2025 à des peines de quatre à dix mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris, suite à leur implication dans une campagne haineuse visant l’artiste après sa performance lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. Un cinquième homme a été relaxé.

Un procès et des sanctions
Les peines prononcées interviennent près de deux mois après le procès qui s’est tenu le 25 septembre dernier. À cette occasion, le parquet avait demandé des sanctions allant de trois à six mois d’emprisonnement avec sursis, ainsi qu’une peine ferme de huit mois contre certains accusés, âgés entre 24 et 57 ans. Le ministère public avait souligné l’importance d’un message fort à travers ces condamnations, souhaitant des « condamnations cruciales pour le message qu’elles envoient ».
Une lutte persistante contre la haine en ligne
Malgré ce verdict, Barbara Butch continue de faire face au cyberharcèlement. Après avoir été nommée directrice artistique pour la Nuit Blanche 2026 le 1er octobre dernier, elle a subi une nouvelle vague d’attaques en ligne selon la Ville de Paris. Ces faits ont été signalés au procureur comme étant susceptibles d’injures publiques à caractère discriminatoire et du harcèlement moral.
Des témoins livrent leurs expériences
Au cours du procès, Barbara Butch a partagé son expérience douloureuse face à ses attaquants aux antécédents divers allant du directeur des achats à l’étudiant. Dans leurs messages privés sur Instagram, ils lui avaient adressé des insultes telles que : « Tkt on va t’attraper la grosse » ou encore « crève sal*pe ». Lors du procès, quelques-uns se sont autoaccusés de lâcheté et se sont défendus maladroitement en qualifiant leurs propos de « puérils ».
Barbara Butch a notamment déclaré durant l’audience avoir eu : « juste envie de s’enterrer et de disparaître », ajoutant qu’elle souffrait désormais d’agoraphobie et développait du psoriasis sous traitement anti-dépressif depuis ces événements traumatisants.
Une époque trouble pour les artistes engagés
Le harcèlement dont elle est victime découle directement d’une mise en scène controversée lors de son apparition lors des Jeux olympiques le 26 juillet 2024, où elle prenait part entourée de figurants extravagants tels que Philippe Katerine déguisé en Dionysos bleu. Cette performance avait suscité une onde choquante parmi certaines factions conservatrices qui y voyaient une provocation inacceptable.
Le directeur artistique Thomas Jolly a évoqué son intention créative derrière cette représentation festive ancrée dans l’Olympe tout en dénonçant les attaques perturbantes dirigées contre lui-même depuis cet événement marquant.
Barbara Butch conclut amèrement : « Je veux vraiment m’adresser à ces personnes qui ont gâché la fête représentant véritablement les valeurs essentielles déployées par la France ».
Cette situation souligne davantage les défis auxquels font face les personnalités publiques engagées sur le terrain social aujourd’hui alors que l’intimidation numérique reste omniprésente dans notre société connectée.