Brigitte Macron : procès pour cyberharcèlement sexiste à l’encontre de la Première dame
- Dix personnes seront jugées pour cyberharcèlement sexiste contre Brigitte Macron.
- Les accusations concernent des propos dénigrants sur son genre, sa sexualité et son âge.
- La procédure fait suite à une campagne de diffamation lancée notamment par Candace Owens.
- Ce procès marque un pas important dans la lutte contre le harcèlement en ligne des figures publiques.

Les 27 et 28 octobre, dix personnes seront jugées au tribunal de Paris pour cyberharcèlement sexiste visant Brigitte Macron. Ce procès fait suite à une série de rumeurs malveillantes, notamment sur sa présumée transsexualité, lancées par l’influenceuse d’extrême droite Candace Owens. Un couple engagé dans des poursuites en diffamation aux États-Unis.
Des profils variés parmi les accusés
Les accusés, âgés de 41 à 60 ans, sont soupçonnés d’avoir diffusé des allégations dénigrantes à propos du genre et de la sexualité de Brigitte Macron. Le parquet de Paris a qualifié ces attaques d’incitation à assimiler la différence d’âge entre Brigitte et Emmanuel Macron – qui est de 24 ans – à une forme de « pédophilie ». Parmi eux se trouve Aurélien Poirson-Atlan, 41 ans, connu sous le nom de « Zoé Sagan ». Ce publicitaire avait vu son compte X suspendu après plusieurs plaintes pour avoir partagé ces contenus complotistes. Delphine J. également impliquée dans ce dossier et décrite comme une médium, une journaliste, ainsi qu’une lanceuse d’alerte**, a activement relayé les fausses informations concernant Brigitte Macron.
Une rumeur persistante sur son identité
Delphine J. est au cœur d’une rumeur prétendant que Brigitte Macron aurait été assignée un prénom masculin à sa naissance. Son avocate, Me Maud Marian, défend l’idée que Delphine J. n’a fait que « rebondir sur l’actualité ». En première instance en septembre 2024, elle avait été condamnée pour diffamation envers Brigitte Macron et Jean-Michel Trogneux avec obligation de payer plusieurs milliers d’euros en dommages-intérêts. Cependant, elle a été relaxée en appel en juillet dernier; décision contre laquelle Brigitte Macron et son frère ont choisi de se pourvoir en cassation.
L’enquête sur le cyberharcèlement résultant des poursuites engagées par la Première dame a été confiée à la brigade spécialisée BRDP après qu’elle ait déposé plainte en août 2024. Cette affaire a entraîné plusieurs vagues d’interpellations parmi les suspects impliqués dans cette campagne diffamatoire. L’avocat Me Jean Ennochi n’a pas confirmé si sa cliente serait présente lors des audiences prochaines.
Ce procès marque un tournant dans la lutte contre le harcèlement ciblé sur les personnalités publiques et soulève des questions plus vastes autour du discourt haineux véhiculé par certaines figures influentes sur Internet.