Procès pour cyberharcèlement à l’encontre de Brigitte Macron : une rumeur qui perdure
- Huit hommes et deux femmes sont jugés pour cyberharcèlement sexiste contre Brigitte Macron.
- Les accusations portent sur des propos malveillants, notamment des insinuations de pédophilie liées à leur différence d'âge.
- Le couple Macron poursuit également ceux qui relaient ces fausses informations à l'étranger.
- Le procès met en lumière la lutte contre le cyberharcèlement et ses risques pour les personnalités publiques.

Huit hommes et deux femmes, âgés de 41 à 60 ans, sont jugés ce lundi et mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour cyberharcèlement sexiste envers Brigitte Macron. Ce procès fait suite aux nombreuses attaques visant la Première dame, notamment des insinuations sur sa vie privée et son genre.
Les pourparlers judiciaires ont été initiés après une plainte déposée par Brigitte Macron le 27 août 2024. Cette démarche a conduit à plusieurs vagues d’interpellations en décembre 2024 et février 2025. Le couple présidentiel a également engagé fin juillet des poursuites aux États-Unis contre ceux propageant une infox portant sur la supposée transsexualité de Brigitte Macron.
Des accusations graves
Le parquet de Paris évoque des propos malveillants où il est affirmé que ses différences d’âge avec Emmanuel Macron s’apparentent à de la « pédophilie ». Parmi les prévenus figure Aurélien Poirson-Atlan, un publicitaire connu sous le pseudo « Zoé Sagan », dont les activités sur les réseaux sociaux étaient souvent associées aux sphères complotistes avant que son compte ne soit suspendu.
Un relais dans l’actualité virale
Delphine J. connue sous le pseudonyme Amandine Roy, méditum et journaliste impliquée dans ces contenus infamants, sera également jugée. Son avocate défend qu’elle n’a fait que « rebondir sur l’actualité » sans adresser directement aucun message à Mme Macron. Elle avait déjà été condamnée en première instance pour diffamation en septembre 2024.
L’affaire trouve ses origines remontant à l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, période durant laquelle la rumeur s’est développée tant au niveau national qu’international. La stratégie du couple présidentiel inclut aussi des actions judiciaires contre Candace Owens aux États-Unis pour avoir relayé ces fausses informations dans sa série de vidéos intitulées « Devenir Brigitte ».
Une question mondiale
La rumeur semble nourrie par l’écart d’âge notable entre les époux Macron ; une situation considérée comme propice à la propagation de ce type d’idées fausses qui ont gagné un écho international. Les implications légales concernant ces prévenus sont sérieuses, chacun risquant jusqu’à deux ans d’emprisonnement si reconnus coupables.
Le procès pourrait ainsi faire office de mise en lumière du combat mené contre le cyberharcèlement sexiste et des dérives encouragées par internet face à des personnalités publiques.