Le Lincoln Center a annoncé la nomination de Daniel Battsek en tant que nouveau président, succédant à Lesli Klainberg, après une décennie à la tête de l’organisation. Battsek, ancien président de Film4, souhaite promouvoir le cinéma indépendant alors que l’industrie fait face à des défis importants liés aux services de streaming. Avec un budget annuel de 15,5 millions de dollars, le Lincoln Center se positionne pour attirer une audience plus large tout en célébrant le 50ème anniversaire du New York Film Festival.
Daniel Battsek prend les rênes du Lincoln Center avec une vision culturelle
Le Lincoln Center a récemment nommé Daniel Battsek, un vétéran britannique du cinéma, comme son prochain président. À 66 ans, Battsek apportera son expérience acquise auprès d’institutions renommées telles que Film4 et Miramax Films. Il prendra officiellement ses fonctions en mai et souhaite capitaliser sur la place centrale que le film occupe dans le paysage culturel new-yorkais.

Battsek a déclaré : « Dans de nombreuses autres villes, dont Londres, le film est beaucoup plus bas sur l’échelle de la culture qu’ici. J’adore que le cinéma soit considéré comme étant à un niveau avec l’opéra et le ballet et le théâtre ».
Une industrie en mutation face à des défis contemporains
La nomination intervient alors même que l’industrie cinématographique fait face à un ralentissement préoccupant. Les théâtres peinent à attirer leur public habituel et doivent faire face au succès croissant des plateformes de streaming. Malgré ces difficultés, Battsek observe une tendance positive chez les films indépendants : « Si vous regardez les sorties indépendantes comme ‘Anora’ qui ont vraiment bien fait en théâtre et en streaming, tout cela s’appuie vers le potentiel d’attirer un public croissant », dit-il.
Un héritage riche au service du nouvel objectif
Avant de rejoindre le Lincoln Center, Daniel Battsek a supervisé la production chez Film4 entre 2016 et 2024 où il a été impliqué dans plusieurs projets notables tels que « trois panneaux d’affichage à l’extérieur d’Ebbing, Missouri » (2017) et « The Banshees of Inisherin » (2022). Sa carrière comprend également des rôles clés chez National Geographic Films ainsi qu’à Miramax où il a dirigé ce dernier après le départ de Harvey Weinstein.
« Je pense que c’est dans un très bon endroit […] mais il faut du temps pour se remettre », explique-t-il.
L’approche collaborative pour promouvoir l’appréhension cinématographique
L’organisation estime avoir enregistré les ventes de billets les plus élevées lors du New York Film Festival précédent ainsi qu’une forte fréquentation tout au long de l’année.
Concernant ses aspirations futures au sein du centre culturel emblématique, Battsek déclare : « Sean Baker l’a très bien capturé quand il a accepté son Oscar […] Je pense qu’il y a quelque chose pour lequel nous pouvons être l’avant-garde ».
Il constate également une évolution positive chez les jeunes générations envers la compréhension cinématographique : « Il y a une appréciation croissante du public plus jeune avec le cinéma ».
En mettant davantage l’accent sur ces aspects culturels enrichis par une diversité artistique accrue grâce aux films indépendants, Daniel Battsek s’engage fermement vers lui-même devenir acteur-clé dans cette renaissance potentielle des arts visuels au sein d’un cadre urbain dynamique tel que celui-ci.