David Cozette, ancien commentateur de basket vedette sur Canal+, se retrouve au chômage et exprime ses difficultés professionnelles sur LinkedIn. L’ancien journaliste évoque une virée atypique dans le monde de la restauration qui l’a éloigné du sport, mais il se dit désillusionné par le regard des recruteurs sur les parcours variés.
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- David Cozette, ancien commentateur de basket, est au chômage et partage ses difficultés sur LinkedIn.
- Il a quitté la télévision pour gérer un restaurant, puis a perdu une opportunité de commentateur sportif.
- Il critique les recrutements qui privilégient des parcours linéaires et s'interroge sur l'âge et le passé d'entrepreneur.
- Il souligne que le manque d'opportunités réelles et le contact humain sont essentiels dans la recherche d'emploi.
La voix du basket en quête d’emploi
David Cozette, figure emblématique du commentaire sportif en France, fait face à une période d’incertitude professionnelle. Ancien commentateur star du basket sur Canal+ et L’Équipe, il s’illustre par son style inoubliable, notamment avec des phrases mémorables telles que « Oh Thomas Heurtel, donne-moi ton short ! ». Dans un post LinkedIn sincère et poignant, il partage sa déception : « Pour la première fois de ma vie, la rentrée arrive et je n’ai pas la moindre perspective professionnelle. Mais qu’est-ce que je m’emmerde ! »
Cozette a récemment quitté son rôle pour gérer un hôtel-restaurant dans le sud de la France. Sa vocation sportive a repris avec une offre pour commenter la Pro A sur Skweek, mais six mois plus tard, ce dernier lui annonçait qu’il n’avait plus besoin de lui. « Rideau. Les aléas de la vie… », déclare-t-il alors qu’il navigue désormais entre diverses candidatures.
Obstacles liés à l’âge et à l’expérience
Dans son analyse critique des processus de recrutement modernes, David Cozette met en avant plusieurs barrières auxquelles sont confrontées les personnes aux parcours riches : « La variété et la richesse d’un parcours ne sont pas une force mais une faiblesse ». Il décrit comment les recruteurs privilégient souvent les candidats dont le parcours est linéaire. À 55 ans, il questionne : « Qui veut d’un mec de 55 balais ? »
Son statut passé d’ex-chef d’entreprise pose également problème selon lui : « Comment manager un collaborateur qui a été patron ? » Ce préjugé semble bloquer certaines opportunités malgré ses compétences reconnues.
Le manque d’opportunités réelles
Cozette emphasise finalement que le véritable problème ne réside pas tant dans les refus eux-mêmes que dans le manque d’occasion réelle pour convaincre lors des entretiens : « Au final, ne pas être choisi pour un poste n’est pas un sujet. La rencontre physique devrait être le seul juge de paix dans un processus de recrutement. »
Cet appel à repenser les méthodes employées permet ainsi d’ouvrir un débat nécessaire autour des défis rencontrés par ceux disposant d’un cursus diversifié tout en rappelant l’importance cruciale du contact humain lors des recrutements.
La situation actuelle souligne donc des enjeux importants liés à l’expérience professionnelle chez les candidats seniors et aux préjugés dont ils peuvent faire face lorsque cette expérience est perçue comme trop variée ou déroutante pour certains employeurs.