Carl Rinsch, réalisateur de la série « White Horse » , est jugé devant le tribunal fédéral de Manhattan pour avoir fraudé Netflix de 11 millions de dollars. Les accusations portent sur des dépenses extravagantes effectuées avec les fonds destinés à la production d’une émission qui n’a jamais été achevée.
Un procès pour fraude au cœur du cinéma
Le procès de Carl Rinsch s’est ouvert récemment à Manhattan, où le réalisateur est accusé d’avoir détourné 11 millions de dollars alloués par Netflix à la production de sa série, White HorseCe montant devait initialement servir à finaliser les douze épisodes d’une série futuriste promise sur la plateforme.
En mars 2020, Netflix a investi cette somme dans une société liée à Rinsch afin d’achever l’émission. Cependant, peu après le transfert des fonds, celui-ci aurait dépensé près de 9,14 millions de dollars via un compte personnel pour des achats variés allant des voitures aux livraisons alimentaires. Selon un agent du FBI, Michael Naccarelli, ces dépenses s’élèvent notamment à 3,36 millions de dollars en meubles et 2,4 millions en voitures, incluant une Ferrari et une Rolls-Royce.
Des dépenses extravagantes révélées par le FBI
Les enquêteurs ont retracé les transactions financières du réalisateur. Ceux-ci indiquent qu’il a effectué plus de 480 commandes chez Postmates et Uber Eats en l’espace de six mois durant l’année 2022. Une feuille de calcul présentée lors du procès révèle que certains jours comprenaient jusqu’à douze achats différents.
Rinsch a également transféré presque l’intégralité des fonds vers un compte bancaire personnel Wells Fargo ainsi que vers un compte sur la plateforme d’échange crypto-monnaie Kraken. Au cours du processus financier complexe révélé au tribunal, il a investi dans différentes crypto-monnaies telles que Dogecoin et Ethereum.
Dans sa défense, l’équipe juridique dépeint Rinsch comme un « génie créatif » ayant été submergé par les exigences liés à son projet. Ses avocats affirment qu’il ne s’agit pas d’une fraude mais plutôt d’un différend civil lié à la production cinématographique qui aurait échoué.
La perception personnelle du réalisateur
Lors des auditions judiciaires précédentes valorisant ses choix controversés méticuleusement documentés par les agents fédéraux témoignant au procès, Rinsch a prétendu que ses achats étaient nécessaires pour la production et non motivés par un désir personnel ou frauduleux. Il remarqua même dans une déposition : « Sinon, ce serait une fraude », soulignant son intention apparente autour des acquisitions faites pendant cette période délicate.
Ces événements posent donc question non seulement sur la gestion financière dans l’industrie mais également sur les frontières entre possibilité créative et responsabilité économique.
Ce procès met en lumière davantage aussi bien les enjeux financiers importants associés au secteur audiovisuel qu’aux conséquences parfois désastreuses qu’un échec artistique peut engendrer lorsque confondu avec une malversation apparente.