Le jury apprend qu'un directeur de Netflix a perdu une fortune en options après avoir reçu 11 M$ pour son émission

Carl Erik Rinsch sous le feu des projecteurs pour fraude à Netflix de 11 millions de dollars

Le jury apprend qu’un directeur de Netflix a perdu une fortune en options après avoir reçu 11 M$ pour son émission

Le réalisateur Carl Erik Rinsch est actuellement jugé à New York, poursuivi pour avoir prétendument escroqué Netflix d’un montant de 11 millions de dollars. Les procureurs accusent Rinsch d’avoir gaspillé cet argent destiné à sa série de science-fiction intitulée « White Horse ». Auditionnés lors du procès, des témoins ont mis en lumière la manière dont il a perdu une somme conséquente dans des transactions risquées peu après avoir reçu les fonds.

Des paris douteux après l’argent transféré

Le jury a entendu que Rinsch, âgé de 48 ans, avait réalisé d’importants paris sur des options qui se sont révélés infructueux après le transfert effectué par Netflix. Au cours du témoignage donné par Ronald See, son ancien conseiller chez Wells Fargo, il a été révélé : « Je peux me permettre de perdre de l’argent ». Selon See, lorsque la société de courtage a limité les transactions à 250 000 dollars chacune, Rinsch n’a pas hésité et a demandé un nouveau compte chez Charles Schwab.

Moins d’un mois après réception des fonds, précisément le 6 mars 2020, alors que la pandémie commençait tout juste, il aurait transféré ses économiserie restantes vers Citibank afin d’échapper aux restrictions imposées par son courtier.

La défense clame la légitimité du paiement

Rinsch est accusé d’avoir utilisé les 11 millions de dollars pour autre chose que les dépenses liées au projet « White Horse », pour lequel il avait déjà dépensé près de 44 millions. Ses avocats soutiennent toutefois qu’il s’agissait bien du paiement contractuel attendu pour réaliser les principaux tournages et affirment ainsi qu’il était libre d’utiliser cette somme comme bon lui semble.

À l’audience, deux anciens conseillers financiers ont attesté du comportement dépensier dès qu’il reçut les fonds. Au total, moins de trois semaines plus tard, environ 5,8 millions avaient été perdus dans un jeu spéculatif lié aux actions Gilead Sciences.

Témoin clé et soutien retiré

Peter Friedlander, un ancien cadre chez Netflix ayant témoigné durant ce procès décrit le projet « visionnaire » mais aussi instable. Dans une correspondance datée d’août 2019, il exprime déjà ses préoccupations quant à la viabilité financière du projet : « Le spectacle est sur le point de s’effondrer », écrivait alors Rinsch. La défense tente en effet d’expliquer l’effondrement final du projet par le retrait tardif du soutien financier par Netflix en septembre 2020.

Malgré plusieurs demandes répétées pendant six mois (jusqu’à la date où Netflix lui versa finalement l’argent), son projet fut radié comme perte fiscale en novembre 2020.

Péripéties judiciaires et risques encourus

Le procès devrait se poursuivre jusqu’à la semaine prochaine. Si déclaré coupable des accusations portées contre lui pour fraude électronique, blanchiment d’argent ou encore participation à des transactions monétaires illégales, Carl Erik Rinsch risquerait jusqu’à 90 ans derrière les barreaux.

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