J'ai troqué mon métier d'ingénieur logiciel pour vendre des nouilles aux crevettes : solitaire, chaud, mais gratifiant

Alvin Tan, un ingénieur logiciel de 29 ans, abandonne son métier pour se lancer dans la vente de nouilles aux crevettes à Singapour. En dépit des challenges intenses liés à ce nouveau travail, il perçoit une évolution positive de ses affaires et s’engage à donner une année à cette entreprise avant de reconsidérer ses options professionnelles.

J’ai troqué mon métier d’ingénieur logiciel pour vendre des nouilles aux crevettes : solitaire, chaud, mais gratifiant

De l’ingénierie logicielle au colportage

Alvin Tan a récemment pris la décision audacieuse d’abandonner sa carrière en tant qu’ingénieur logiciel pour devenir vendeur ambulant de Hokkien Mee, un plat traditionnel populaire à Singapour. Même si le colportage ne faisait pas partie de ses projets initiaux, il a été encouragé par son expérience personnelle qui remonte à son enfance.

Dans son témoignage, Tan raconte : « Quand j’avais sept ans, mon père conduisait un taxi. mais parfois, quand il rentrait chez nous, il nous emmenait dîner avec ma mère ». Cette passion pour la cuisine s’est ravivée pendant la pandémie lorsqu’il a commencé à expérimenter le Hokkien Mee depuis chez lui.

Bien que son activité parallèle ait commencé modestement avec la vente d’environ 20 assiettes par jour durant les week-ends, cela n’a pas suffit après avoir terminé son contrat dans une entreprise technologique mondiale.

L’expérience du travail dur

Après deux mois passés sous la chaleur accablante et dans des conditions difficiles liées au métier de colporteur, Alvin raconte les réalités vécues. En début d’année, il rejoint Gastrobeats, un programme local dédié aux entrepreneurs alimentaires. Ce programme lui permet notamment d’installer son stand près du Marina Bay Sands lors d’un événement qui durait une semaine.

« Faire Hokkien Mee est un travail chaud, fatiguant et à forte intensité de main-d’œuvre », admet-il. Chaque journée débute dès six heures du matin avec la préparation intense nécessaire avant le service qui courre jusqu’à tard dans la soirée.

Les défis rencontrés

Malgré sa routine éprouvante où il travaille jusqu’à 17 heures chaque jour derrière le wok et doit faire face aux rudes conditions climatiques – « J’ai des marques de brûlure sur mes mains », confie-t-il – Alvin admet également avoir réduit considérablement ses dépenses depuis qu’il a changé de métier.

Sa nouvelle vie professionnelle impacte aussi sa vie sociale : « J’ai beaucoup moins de temps pour mes amis et ma famille », indique-t-il.

Une lueur d’espoir dans les affaires

Cependant, plusieurs mois après cette transition brutale vers le colportage, Alvin Tan commence progressivement à voir les fruits de son travail acharné : « Au début peut-être 20 assiettes par jour… maintenant je vends environ 50 à 60 assiettes par jour » affirme-t-il avec fierté.

La satisfaction observée lors des retours positifs clients sur ses plats contribue également au moral du jeune entrepreneur : « Cela me rend fier que les gens m’assurent que je suis bon dans ce que je fais ».

Enfin, conscient des risques entrepris en se lançant pleinement dans ce domaine culinaire sans garantie absolue de réussite future : « Je me suis donné un an pour réussir », conclut-il résolument tout en précisant qu’un retour au secteur technologique serait envisagé si nécessaire.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.