Un héritage à porter
Abraham Wapler, fils de l’actrice Valérie Benguigui, se lance dans le grand bain avec le film « La venue de l’avenir » de Cédric Klapisch. À 28 ans, il entend se faire un nom propre et aborde ce projet avec fierté. Abordant des thèmes familiaux où il incarne un jeune homme en quête d’identité, il évoque aussi la mémoire de sa mère disparue en 2013.
Un ancrage familial retrouvé
Dans son dernier film, « La venue de l’avenir », Abraham Wapler incarne Sébastien, un personnage désabusé qui redécouvre ses racines lors d’une rencontre inattendue avec des cousins éloignés. Cette ressource biographique s’avère cruciale pour lui : « Ma mère n’est plus là pour me raconter ce qu’elle a vécu et l’histoire de notre famille. Alors j’ai posé beaucoup de questions à mon grand-père », confie-t-il.

L’impact du septième art
Le cinéma a toujours occupé une place importante dans la vie d’Abraham. Il explique que, suite au décès brutal de sa mère en 2013 à cause d’un cancer du sein, le septième art devient son refuge : « Il fallait reprendre le flambeau ». Son parcours commence au cours Florent puis passe par divers rôles tels que celui d’un adolescent handicapé dans la série « Lycée Toulouse-Lautrec ». Lorsqu’on évoque son expérience scolaire et son enfance teintée par le monde artistique familial, il déclare : « Faire rire les autres est un pouvoir magique ». En attestant ses jeunes années passées derrière les coulisses des spectacles théâtraux auxquels participait sa mère – dont une représentation mémorable où elle aurait fait un doigt d’honneur au régisseur – Abraham raconte comment cela nourrit aujourd’hui sa passion.
Aspirations futures
Les ambitions cinématographiques ne manquent pas chez lui. Il aspire à collaborer avec des réalisateurs comme Sean Baker, Paul Thomas Anderson, ou encore Alain Chabat. Dans les jours qui viennent, il fera également partie d’une nouvelle série Netflix réalisée par Igor Gotesman ainsi que d’un feuilleton pour Arte sous la direction de Nicolas Maury. À quelques semaines du festival de Cannes où il participera dès le 22 mai prochain – qu’il évoque avec enthousiasme – il parle même d’angoisse mêlée à jubilation : « Ça me fait des papillons dans le ventre rien que d’y penser ». Avec ces projets sur la table et cette volonté affirmée de briller par lui-même tout en rendant hommage à son héritage familiale sans jamais rester prisonnier du passé, Abraham Wapler semble prêt pour écrire sa propre histoire dans l’univers cinématographique français contemporain.