Deux astronautes de la NASA rentrent récemment sur Terre après près de 300 jours passés dans l’espace. Leur longue mission soulève des préoccupations majeures concernant leur santé physique, en particulier la fragilité de leurs os en raison des effets prolongés de l’apesanteur. Une étude récente souligne les risques liés à la perte osseuse chez les astronautes et offre des perspectives inquiétantes sur leur rétablissement.

- Deux astronautes de la NASA, Butch Wilmore et Suni Williams, ont passé près de 300 jours dans l'espace.
- Leur mission a été prolongée en raison de problèmes techniques avec le Boeing Starliner.
- Des études montrent que l'apesanteur cause une perte osseuse importante chez les souris en orbite.
- Les astronautes risquent une fragilité accrue des os après des séjours prolongés en microgravité.
Les astronautes ont vécu une mission prolongée dans l’espace
Butch Wilmore et Suni Williams ont commencé leur mission le 5 juin 2024, s’attendant à passer seulement huit jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Cependant, un incident avec le Boeing Starliner a entraîné de nombreux problèmes techniques, y compris cinq fuites d’hélium et une valve qui ne se fermait pas correctement. En conséquence, ils ont passé près de 300 jours dans l’espace avant de revenir sur Terre.
Des impacts importants sur la santé physique des astronautes
Avec un temps prolongé en apesanteur, les corps des astronautes subissent d’importantes modifications physiques. L’un des principaux problèmes identifiés est la perte osseuse, exacerbée par le manque de gravité que connaissent les voyageurs spatiaux. Une étude menée avec des souris envoyées dans l’espace a démontré que ces conditions peuvent sérieusement affecter leur densité osseuse.
L’étude révèle une perte osseuse significative due à l’apesanteur
L’expérience consistait à envoyer des souris en orbite pendant 37 jours, suivie d’une analyse approfondie de leurs squelettes à leur retour. La recherche indique que les souris ayant flotté dans l’espace montrent une perte considérable du fémur – un os porteur essentiel – tandis que d’autres parties comme la colonne vertébrale n’ont pas été touchées par ce phénomène. Les résultats suggèrent fortement que c’est le manque de gravité plutôt qu’une exposition au rayonnement spatial qui provoque cette dégradation.
Les conséquences potentielles pour la santé future des astronautes
D’après ces études, il est probable que Wilmore et Williams présentent également une fragilité accrue au niveau des os après leurs longs séjours en microgravité. Le Dr Tess Morris-Paterson explique : « Pendant les deux premières semaines sur l’ISS, nos os se détériorent comme si nous restions allongés toute la journée ». Cette observation fait réfléchir aux implications graves pour les missions futures où les astronautes doivent faire face aux défis physiques posés par le voyage spatial prolongé.
L’importance du soutien environnemental pour atténuer le stress physiologique
Il convient également de noter que certaines souris placées dans un habitat amélioré disposant d’enrichissements sont parvenues soit à maintenir soit même gagner en masse osseuse contrairement à celles hébergées dans des cages standard qui ont montré une importante perte d’os. Cela met en lumière le besoin crucial d’adapter environnements pour aider les astronautes lors de missions longues afin notamment préserver leur santé physique lorsqu’ils retournent sur notre planète.
Alors que Butch Wilmore et Suni Williams rejoignent la Terre après presque un an en orbite terrestre basse, leur état physique suscite préoccupation et incertitude quant aux effets durables du vol spatial forcé sur leur corps fragile.