Tesla et l’utilisation du téléphone avec le logiciel FSD : des promesses controversées

Elon Musk, PDG de Tesla, a récemment évoqué la capacité du nouveau logiciel Full Self-Driving (FSD) à permettre aux conducteurs de consulter leur téléphone dans certaines situations. Cependant, cette déclaration soulève des questions sur la légalité et la sécurité des pratiques de conduite dans les États américains.
Dans une réponse à un utilisateur sur X, Musk a affirmé que « les conducteurs pouvaient utiliser leur téléphone en conduisant avec FSD activé » sous certaines conditions liées au contexte du trafic environnant. Malgré cette annonce, la réalité juridique reste ferme : envoyer des SMS tout en conduisant est illégal dans tous les États. Aucun état ne fait d’exceptions pour les systèmes avancés d’aide à la conduite comme le FSD.
Les polices locales de l’Arizona, de New York et de l’Illinois ont explicitement confirmé qu’il n’y avait pas d’excuse légale pour utiliser un téléphone portable pendant que ces systèmes sont actifs. Ces états sont parmi ceux qui comptent le plus grand nombre d’immatriculations de véhicules électriques, selon les données du ministère de l’Énergie.
Un porte-parole de la Sécurité publique de l’Arizona a déclaré : « Dans tous les autres cas, envoyer des SMS et conduire/parler (en tenant un téléphone) est toujours illégal ». Une exception pourrait être faite uniquement pour composer le 911 en cas d’urgence.
Le système FSD nécessite encore que les conducteurs restent vigilants. Bien qu’il soit progressif – Tesla a lancé une version mise à jour afin d’intégrer certaines améliorations observées dans son service pilote Robotaxi – il y a un mécanisme en place pour alerter ou suspendre temporairement son utilisation si le conducteur détourne trop souvent son attention.
Cet engagement envers une conduite sécuritaire semble contradictoire avec certains témoignages d’utilisateurs. Jamie Siminoff, PDG de Ring, a partagé son expérience où il utilise régulièrement son téléphone tout en conduisant sa Tesla Model Y : « Le problème, c’est qu’il faut le garder assez haut sur la roue », ajoutant qu’il reçoit régulièrement des contraventions malgré ses efforts pour justifier sa conduite.
La National Highway Traffic Safety Administration enquête également sur 2,9 millions de véhicules équipés du FSD suite à plusieurs signalements concernant des violations routières graves telles que passer au feu rouge ou rouler à contresens.
Alors que Tesla continue ses efforts pour améliorer son logiciel FSD Supervised face aux inquiétudes juridiques et sécuritaires croissantes, cette situation met en lumière un débat plus large sur l’avenir technologique des voitures autonomes et leurs impacts sur nos habitudes routières quotidiennes.