Elon Musk a affirmé que Doge, son initiative dédiée à la réduction des coûts gouvernementaux, pourrait perdurer jusqu’en 2028, en dépit d’objectifs d’économies jugés ambitieux. Le PDG de Tesla a reconnu les obstacles rencontrés dans l’application de ce programme tout en prévoyant une diminution de son temps passé à Washington.
Des résultats mitigés pour Doge
Lors d’une séance de questions-réponses à la Maison Blanche mercredi, Elon Musk a souligné que le programme Doge, abréviation du ministère de l’efficacité du gouvernement, avait déjà permis d’économiser 160 milliards de dollars et d’éliminer 20 000 emplois gouvernementaux, représentant environ 1% de la main-d’œuvre fédérale. Cependant, il s’est montré honnête sur les difficultés rencontrées.

«Être attaqué n’est pas super amusant. Voir les voitures en feu n’est pas amusant», a déclaré Musk. Il a fait référence aux résistances provenant tant de l’administration que des manifestations publiques.
Malgré ces critiques et freins, Musk persiste dans sa vision et affirme que Doge ne va «nulle part». Initialement programmé pour se terminer en 2026, il considère maintenant qu’il pourrait traverser le mandat actuel du président Trump.
Une gestion entre responsabilités multiples
Musk a également annoncé qu’il comptait réduire son temps passé à Washington après que Tesla ait publié un rapport montrant une augmentation de ses bénéfices de 71% année après année au premier trimestre 2025. Il prévoit désormais de passer «un ou deux jours par semaine» à la Maison Blanche.
En parallèle, même si le programme rencontre des retards dans l’efficacité escomptée – loin des objectifs initiaux visant un potentiel d’économies globales atteignant 2 billions de dollars – Musk est resté optimiste.
«Cela peut être fait… Mais cela nécessite de faire face à de nombreuses plaintes», admet-il.
Pour finir, il compare l’esprit derrière Doge à celui du bouddhisme : «Doge est un mode de vie. Vous ne poseriez pas la question : « Qui dirigerait le bouddhisme ? »
À mesure que cette initiative avance, elle continue d’attirer l’attention tant pour ses promesses économiques que pour les controverses qui l’entourent.