Le discounter Gifi pourrait être placé en redressement judiciaire et déposer le bilan, selon les informations de « Sud Ouest » et « Libération ». Une dizaine d’années après avoir été choisi pour reprendre la mythique enseigne Tati, le groupe traverse une période particulièrement délicate.

En 2017, le groupe mené par son fondateur, Philippe Ginestet, avait été retenu pour la reprise de Tati. Neuf ans plus tard, le redressement de l’enseigne s’est soldé par un échec et la fermeture de tous ses magasins, dont celui de Barbès. Gifi serait à son tour proche du dépôt de bilan. D’après « Sud Ouest », le groupe devrait demander la protection judiciaire du tribunal de commerce de Toulouse et ne disposerait plus que de trois mois de trésorerie.
L’enseigne, créée en 1981 à Villeneuve-sur-Lot, subit de plein fouet la concurrence des plateformes Internet, comme Temu, ainsi que celle du hard-discounteur néerlandais Action.
Un quatrième dirigeant en deux ans
Gifi a annoncé la nomination de Patrick Puy à sa direction. Ce spécialiste de la « transformation d’entreprises » est le quatrième dirigeant de l’enseigne en deux ans. Il a dirigé par le passé nombre d’entreprises en crise, de Moulinex-Brandt à Vivarte, en passant par Go Sport. Les plans de redressement qu’il a mis en œuvre passaient souvent par de nombreux licenciements.
Dans un communiqué, Gifi indique que le nouveau dirigeant « aura pour mission […] de piloter les activités du groupe dans un contexte décisif pour l’entreprise ». Présenté comme « administrateur indépendant du groupe depuis 2025 », Patrick Puy a travaillé « dans les secteurs de l’industrie et de la distribution », et peut se prévaloir, selon l’entreprise, d' »une expérience de plusieurs décennies dans la direction et la transformation d’entreprises ».
Près de 6 000 salariés
Malgré ses difficultés des dernières années, Gifi compte toujours 513 magasins et près de 6 000 salariés en France.