Le pape François est mort, ouvrant la voie à un conclave pour élire son successeur.
Le pape François s’est éteint le lundi 21 avril à l’âge de 88 ans. Figure emblématique de l’Église catholique, il sera célébré durant plusieurs jours avant qu’un nouveau chef religieux ne soit élu lors du conclave prévu dans deux à trois semaines.

Le cardinal en charge de la Chambre Apostolique, connu sous le titre de « Camerlingue », a confirmé la mort du pape après avoir procédé à une dernière vérification. La nouvelle a été annoncée officiellement par le Vatican et accompagnée du glas des cloches de Saint-Pierre. Ce décès marque le début d’une série de cérémonies funéraires, appelées « novemdiales », qui dureront neuf jours avec des messes quotidiennes en mémoire du souverain pontife défunt.
François avait souhaité une simplification des rites funéraires. « Il n’y aura plus de cérémonie de fermeture du cercueil. Tout se fera dans la même cérémonie, comme pour tout chrétien », déclarait-il en 2023 sur les ondes suisses.
Son corps sera habillé des vêtements pontificaux mais sans exposition sur une estrade ornée ; il reposera dans un cercueil simple en bois avant d’être transporté à la basilique Saint-Pierre pour la procession funéraire.
Une inhumation au sein de la basilique Sainte-Marie Majeure
Après les cérémonies prévues, François sera inhumé non pas dans la crypte traditionnelle de Saint-Pierre mais dans la basilique Sainte-Marie Majeure, à proximité d’un lieu significatif pour lui : près de la statue de la Reine de Paix. Cette basilique figure parmi ses préférées et accueille déjà sept prédécesseurs enterrés là-bas.
« Le lieu est déjà prêt », confiait François, soulignant son attachement personnel envers cet édifice historique.
Un conclave imminent
La prochaine étape marquante sera l’élection d’un nouveau pape via un conclave qui devrait se tenir deux à trois semaines après sa mort. Les cardinaux participeront aux rassemblements nécessaires pour préparer cette élection cruciale. Au total, 120 cardinaux âgés d’au moins 80 ans auront voix au chapitre dans ce processus délicat menant au choix du successeur.
L’annonce papale
Avec l’élection finalisée, c’est le futur cardinal désigné qui prononcera le fameux « Habemus papam ! » depuis le balcon principal face aux fidèles rassemblés sous ses yeux admiratifs. Cette tâche reviendra cette fois-ci à Mgr Dominique Mamberti, cardinal français originaire de Corse.
Une fois désigné et ayant choisi son nom associé souvent lié à celui d’un saint ou prédécesseur reconnu, ce leader spirituel revêtira alors une soutane blanche avant d’inaugurer son mandat avec un discours inaugural adressé aux masses venues l’écouter.
Cette période charnière pour l’Église catholique représente non seulement un moment émotionnel fort mais aussi une importante transition institutionnelle alors que les fidèles attendent avec impatience leur prochain guide spirituel.