Gilles Carrez, ancien député Les Républicains et actuel président du Conseil national d’évaluation des normes, tire la sonnette d’alarme sur l’état des finances publiques françaises. À quelques mois de l’élaboration du Budget 2026, il préconise des économies de 40 milliards d’euros, principalement sur les dépenses sociales.
Des économies nécessaires mais complexes
Interrogé par « Paris Match », Gilles Carrez a exposé sa vision concernant le plan économique du gouvernement. Il précise qu’économiser 40 milliards d’euros signifie empêcher une hausse des dépenses prévue de 80 milliards si aucune mesure n’est adoptée. Selon lui, ces économies sont réalisables bien que jamais mises en œuvre au cours de l’histoire récente de la France.

Pour les atteindre, il faudra inévitablement agir sur les dépenses sociales, c’est-à-dire la santé, les arrêts de travail, l’assurance chômage, les retraites…
Une politique budgétaire à revoir
Les collectivités locales jouent un rôle crucial dans ce débat. Gilles Carrez observe que leurs élus défendent fortement leur gestion tout en critiquant celle de l’État : « L’État est mal géré, mais nous, les collectivités, on est exemplaires ». Ce contexte rend nécessaire une stratégie pédagogique pour exposer aux Français pourquoi il serait essentiel de ne pas dépasser les niveaux de dépense antérieurs.
Il indique également qu’une réduction progressive pourrait être plus réaliste : « Je pense qu’en cours de route, il faudra probablement revoir l’objectif à la baisse ».
De nouvelles alternatives envisagées
L’ancien responsable budgétaire évoque même une contribution des retraités comme solution potentielle aux défis financiers. Il propose notamment la possibilité d’éliminer l’abattement fiscal sur certaines pensions : « Cela représenterait environ 4 milliards d’euros d’économies ». Toutefois, il insiste sur le fait qu’il est impératif « préserver les petites retraites » lors du déploiement telles mesures impopulaires.
Réduire le nombre inutileux des normes enrichissantes
Enfin, en tant que président du Conseil national d’évaluation des normes depuis 2020, Gilles Carrez plaide pour simplifier les textes législatifs trop nombreux et souvent redondants. Il estime ainsi que près de 20% des lois sont superflues : « Nous voulons collectivement une société à risque zéro ». Son ambition est claire : limiter le volume législatif mettrait fin à certains problèmes bureaucratiques chroniques qui grèvent les finances publiques et nuisent au développement économique global.
Cette analyse approfondie sur la situation financière française actuelle liée au budget prévu pour 2026 et aux choix politiques futurs possibles restant encore flous – voire incertains – Gilles Carrez persiste dans son constat alarmant : moins on légifère devant chaque détail saugrenu préoccupant nos vies urbaines quotidiennes ; mieux nous serons positionnés face aux crises financières futures.