Des explosions immobilisent un navire d'aide à Gaza en Méditerranée

Un incendie a éclaté sur le navire Conscience, transportant 16 personnes et de l’aide humanitaire à Gaza, au large de Malte, suite à des explosions survenues tôt vendredi. La cause de cet incident n’est pas encore déterminée, mais la Freedom Flotilla Coalition évoque une potentielle attaque de drone israélien.

  • Un incendie a éclaté sur le navire Conscience au large de Malte, transportant de l'aide humanitaire pour Gaza.
  • Les membres d'équipage ont rapporté avoir été touchés par une attaque de drone israélien.
  • La coalition Freedom Flotilla a appelé la communauté internationale à condamner l'incident.
  • Cet événement rappelle le raid sur le Mavi Marmara en 2010, où neuf passagers ont été tués.

Des explosions immobilisent un navire d’aide à Gaza en Méditerranée

Le gouvernement maltais a déclaré que les membres d’équipage du navire étaient en sécurité après avoir reçu assistance d’un remorqueur qui a éteint le feu, signalé via un appel de Mayday. Cependant, les autorités ne précisent pas ce qui a causé l’incendie et surveillent le bateau dans des eaux internationales.

Contexte de la mission

Le navire Conscience, exploité par la Freedom Flotilla Coalition, avait quitté Tunisie plus tôt cette semaine avec pour objectif d’apporter une aide humanitaire à Gaza, défiant ainsi le blocus imposé par Israël et Égypte. Avant son arrivée prévue à Gaza, il devait faire escale à Malte pour embarquer environ 40 passagers supplémentaires parmi lesquels se trouvait la militante suédoise Greta Thunberg.

Détails sur l’incident

Les membres équipage ont rapporté croire qu’ils avaient été touchés par une attaque de drone. Dans un communiqué, ils affirment que vers 12h20 (heure locale), des drones armés auraient tiré contre le navire. Cet événement aurait provoqué un incendie et causé des dégâts significatifs, notamment une violation substantielle dans la coque du bateau et la perte d’électricité due à des dommages au générateur.

Des experts consultés n’ont cependu pas pu confirmer si un drone avait réellement frappé le navire simplement en examinant des images prélevées sur les lieux.

Réactions et demandes

Ann Wright, porte-parole du groupe, souligne que l’équipage est resté abord pour superviser les réparations malgré les menaces : « Nous avons demandé à notre équipage de récupérer les débris afin qu’un examen médico-légal puisse être effectué ». La coalition appelle également la communauté internationale à condamner ce qu’elle décrit comme une « attaque ».

Yasemin Acar a dénoncé ces actes en déclarant : « Attaquer des militants internationaux des droits de l’homme dans les eaux internationales est un crime de guerre ».

L’armée israélienne n’a pas commenté cet incident ni confirmé sa responsabilité éventuelle.

Historique tendu en mer Méditerranée

Cet événement ravive les souvenirs tragiques du raid visant le Mavi Marmara en 2010 où neuf passagers ont été tués lors d’une opération israélienne contre une flottille apportant également aide humanitaire vers Gaza. Depuis mars dernier, après l’interruption d’un cessez-le-feu limité entre Israël et Hamas, l’entrée d’aide humanitaire dans Gaza reste bloquée.

Avec 12 membres d’équipage et quatre passagers civils présents au moment des faits selon diverses sources officielles ainsi que celles émanant du groupe impliqué, cet épisode soulève encore plus la question cruciale du sort de ceux qui tentent d’apporter assistance aux populations touchées par le conflit.