Le 14 mai 2025, François Bayrou a été auditionné par la commission d’enquête parlementaire concernant les violences sexuelles à Notre-Dame de Bétharram. Le Premier ministre a maintenu n’avoir été informé des faits que par la presse, dénonçant une instrumentalisation politique lors d’une confrontation tendue avec le député LFI Paul Vannier.
Présentation de l’audition
Le Premier ministre a exprimé son soulagement face à cette audition, déclarant : « Le premier mot qui me vient quand je pense à cette audition, c’est « enfin ». Pour moi, cette audition est très importante. Elle est très importante pour les garçons et les filles qui ont été victimes de violences et particulièrement de violences sexuelles depuis des décennies ». Il a ajouté qu’il espérait que sa présence en tant que cible politique contribuée à faire émerger ces graves problèmes. Il a précisé : « Si ma présence comme cible politique a permis que ces faits apparaissent, ce « Me too » de l’enfance, alors cela aura été utile. »

Confrontation avec Paul Vannier
Cependant, rapidement l’audition s’est transformée en un affrontement entre le Premier ministre et le corapporteur Paul Vannier. Sous serment, Bayrou a réitéré qu’il n’avait eu « pas d’autre information » durant son mandat au ministère de l’Éducation nationale entre 1993 et 1997 que celle fournie par la presse. Répondant aux questions insistantes du député Vannier sur ce point, il a soutenu avoir reconnu une méthode visant à « nourrir un procès en scandale ».
« Monsieur Vannier, j’ai déjà décrit votre méthode qui consiste à essayer de tirer la réalité pour nourrir un procès en scandale. Cette méthode, je ne la laisserai pas prospérer », a-t-il affirmé dans un ton agacé. À noter également que Bayrou a déclaré ne pas lire Mediapart pour des raisons personnelles.
Contexte et enjeux
L’audition ne s’est pas cantonnée à une simple récapitulation des faits mais s’est déroulée dans un climat où se confrontaient différentes narrations autour de l’affaire. Il a accusé la commission d’enquête d’un manque d’objectivité, contesté le rapport lié à Françoise Gullung (ancienne professeure) tout en appelant à la diffusion immédiate d’extraits vidéos pour établir sa version des événements.
Conclusion
Cette affaire continue donc d’alimenter le débat public ainsi qu’un examen rigoureux des responsabilités liées aux violences sexuelles surplus aux enjeux politiques actuels.